Un auteur, trois questions : l'Agence vous propose de découvrir régulièrement des écrivains, illustrateurs, traducteurs... qui vivent et travaillent en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Nous avons demandé à Yannick Grannec, de se prêter au jeu.

Née en 1969, Yannick Grannec est designer industriel de formation et passionnée par les mathématiques. Depuis une dizaine d'années, elle vit à Saint-Paul-de-Vence où elle se consacre à l'écriture. Ses trois romans, édités chez Anne Carrière, ont tous été remarqués et primés. Le premier La Déesse des petites victoires  a reçu le Prix des libraires 2013 et le Prix Fondation Pierre Prince de Monaco. Le bal mécanique a reçu le Prix du deuxième roman en 2017. Enfin Les Simples, paru en 2019, a obtenu le Prix Livre Azur 2020.

 

Comment avez-vous traversé cette année particulière ?  

J'ai lu que depuis le début de la pandémie, les maisons d'édition n'ont jamais reçu autant de manuscrits. J'avoue que pour ma part, je n'ai jamais aussi peu écrit que cette année. Le premier confinement m'a laissée en état de stupéfaction, comme un lapin pris dans les phares, incapable d'écrire une ligne et même incapable d'en lire deux. Puis, contaminée par le Covid, j'ai passé ces derniers mois à remonter la pente à genoux.

Bref, j'ai entamé des recherches documentaires pour mon quatrième roman début 2020, j'y suis encore et je cherche l'énergie nécessaire pour en entamer l'écriture. J'ai pourtant suffisamment d'éléments pour démarrer. Il s'agit d'un roman d'anticipation, ce qui pour moi est une première. Il semblerait que ces derniers temps, la Réalité soit plus efficace et plus imaginative en la matière. 



Avez-vous un livre fondateur qui marque votre parcours de lectrice ou d'autrice ?  

À l'adolescence, je suis tombé en amour pour Martin Eden de Jack London. Je ne me souviens plus qui me l'a conseillé, peut-être le hasard, puisque ma mère, grande lectrice, achetait des tonnes de livres d'occasion. Il devait sentir le grenier, mais ses pages jaunes ont déterminé mon envie d'écrire.
Martin Eden relate la vie d'un marin, qui se voit rustre et ignorant, mais qui, par amour pour une jeune fille bourgeoise, va lire, se cultiver, puis écrire et devenir un auteur reconnu. Il finira "désillusionné" et suicidé... mais ce n'est pas ce qu'a retenu la jeune fille d'un milieu modeste et peu cultivé que j'étais.
Ce roman m'a aidée à comprendre la puissance émancipatrice de la lecture et de la culture en général.



Le livre dont vous auriez aimé être le héros ?

Sans hésiter, une héroïne : Fantômette, même si cela remonte à la préhistoire. Une rare figure féminine aventureuse et intelligente dans la littérature jeunesse de ma jeunesse. Heureusement, la donne a énormément changé et les jeunes filles d'aujourd'hui ont l'embarras du choix.

Par ailleurs, je m'identifie à tous les personnages de mes romans, quelquefois à leur genre ou leur âge. J'enfile leur peau pour mieux les incarner. Il y a donc déjà beaucoup trop de monde dans ma tête... 

 

Derniers Titres parus de Yannick Grannec

couverture du livre Les simples

Les simples

Les Simples 1584, en Provence. L'abbaye Notre-Dame du Loup est un havre de paix pour la petite communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu. Ces...

En savoir plus

couverture du livre Les simples

Les simples

Les simples 1584, en Provence. L'abbaye de Notre-Dame du Loup est un havre de paix pour la petite communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu et...

En savoir plus

couverture du livre Les simples

Les simples

Les simples 1584, en Provence. L'abbaye de Notre-Dame du Loup est un havre de paix pour la petite communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu et...

En savoir plus

couverture du livre Le bal mécanique

Le bal mécanique

Le bal mécanique Carl Schors, vieux peintre renommé, vit coupé du monde dans sa thébaïde de Saint-Paul-de-Vence. Son fils Josh produit une émission de téléréalité...

En savoir plus

Accès directs :