Saint-Rémy de Provence, petite capitale des Alpilles. C'est ici qu'Anne Cortey, auteur jeunesse, a passé son enfance et qu'elle est revenue s'installer à l'âge de 30 ans. Bien que trop touristique à son goût, la ville où vit sa famille depuis des générations reste un repère pour elle, un lieu idéal pour pratiquer l'écriture, entre son atelier et le café du coin.
“Le livre est arrivé très tôt dans ma vie”, confie-t-elle. Enfant unique, elle se construit avec des lectures qui enrichissent sa solitude et stimulent sa créativité : fabrication de petits livres pour son entourage, correspondance proche du journal intime… Elle sait rapidement que sa vie professionnelle se situera quelque part dans cet univers.

Après des études de communication et sciences du langage à Aix-en-Provence, elle intègre une licence d'histoire de l'art à la Sorbonne – des années parisiennes pendant lesquelles le Louvre et Beaubourg deviennent sa “deuxième maison”. Un double cursus qui reflète son hésitation entre image et littérature, deux passions qu'elle réunira dans son mémoire de maîtrise sur l'illustration des contes de Perrault. Étudiante, elle est aussi bénévole dans une bibliothèque, puis stagiaire dans plusieurs maisons d'édition.

Elle se met à écrire à la naissance de sa fille : “Dès que la porte a été ouverte, le texte a jailli”, se souvient-elle. L'aventure commence en 2005 avec la publication de Je ne suis pas un ver de terre, illustré par Guillaume Reynard. L'année suivante, elle débute aux éditions Hatier Jeunesse (collection “Tout un art”) une série de livres d'art animés avec sa grande amie Françoise de Guibert. Ces ouvrages, où la sensibilité et l'originalité côtoient la rigueur documentaire, témoignent de la complémentarité des deux auteurs. De Matisse à Rodin en passant par Picasso, elles tiennent à donner du sens aux éléments variés qui composent les monographies qu'elles signent ensemble.

Les relations d'Anne Cortey avec ses illustrateurs – du moins ceux qu'elle a pu rencontrer – ont toujours été amicales, voire fraternelles. Et entre toutes, la rencontre avec Janik Coat est déterminante. Encore jeunes dans leur costume d'auteur, les deux femmes se croisent au Salon du Livre de Montreuil et découvrent qu'elles partagent le même coup de cœur littéraire : La Vie de Kuma Kuma de Takahashi Kazue, “un texte minimaliste, plein de poésie, le livre parfait”. Quelques années plus tard, Une vie d'escargot marque le début d'une collaboration fructueuse qui compte à ce jour cinq albums très réussis, dont trois mettant en scène un koala multicolore du nom d'Amos.
Dans le même temps, l'illustrateur Vincent Bourgeau lui ouvre les portes de l'Atelier Pan ! à Marseille. Ils s'y retrouvent régulièrement pour “échanger, s'entraider, se montrer les projets en cours”, s'apprivoisent peu à peu, se lient d'amitié, et collaborent enfin pour l'album Pas peur du loup en 2007.

Anne Cortey anime des ateliers d'écriture dans les écoles et les médiathèques, mais en revanche se tient plutôt à l'écart des salons. Dans son travail comme dans sa vie personnelle, elle est à l'affût de relations fortes et de gens vivants, capables de tomber amoureux à n'importe quel âge ou de se mettre en colère sans amertume. Une fraîcheur que l'on attend de retrouver dans son prochain livre, un roman pour adolescents sur le thème de la famille.

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