Dans l'édition 2019 de l'Observatoire du dépôt légal, la Bibliothèque nationale de France (BnF) propose un éclairage particulier sur la documentation destinée au public jeunesse.

Lieu d'accueil de tout ce qui est produit en matière d'édition et de web, la BnF publie chaque année un panorama de l'édition française : synthèse et statistiques sur la production éditoriale nationale. Elle s'appuie pour cela sur les dépôts et collectes de documents réalisés au titre du dépôt légal.

L'Observatoire du dépôt légal rend compte de l'activité éditoriale des différents types de documents et supports reçus (imprimés livre, périodiques, cartographiques, graphiques, partitions, mais aussi documents audiovisuels et multimédia). Il propose également un réservoir de données statistiques sur les éditeurs, les imprimeurs, les genres, les disciplines, les supports, etc.

Sa diversité tient à l'ambition d'exhaustivité du dépôt légal. Aucun jugement de valeur n'entre en ligne de compte dans cette collecte : tous les secteurs éditoriaux sont pris en compte, du compte d'auteur à l'auto-édition, l'édition associative, les publications de la société civile, etc.


Toujours plus de livres et d'éditeurs

Publiée en juillet 2019, la 8e édition fait état de 340 000 documents entrés à la BnF en 2018 au titre du dépôt légal. 82 000 livres imprimés ont été enregistrés par la BnF, soit 1,3 % de plus que l'année précédente, ainsi que 220 000 fascicules de périodiques et 106 téraoctets de sites web.
8 700 éditeurs (soit 26 % de plus qu'en 2017) ont effectué au moins un dépôt en 2018. L'édition professionnelle se maintient (avec 79 % des dépôts et environ 42 % des déposants) tandis qu'augmente celle des auteurs auto-édités (5,8 % des dépôts, 29 % des déposants) et des éditeurs étrangers (3,8 % des dépôts et 5 % des déposants), et que diminue celle des associations, des collectivités et des organismes de recherche.

Les nouveaux déposants, autrement dit ceux qui déposent pour la première fois au cours de l'année, sont plus nombreux que l'année précédente avec 3 000 primo-déposants recensés. Ils représentent toujours plus du tiers des déposants actifs et sont constitués à plus de 45 % par les auteurs auto-édités.
Le volume de l'auto-édition est stable : en comptabilisant à la fois les auteurs auto-édités et les ouvrages publiés à compte d'auteur ou par des prestataires de tirage à la demande, on estime que ce secteur représente environ 17 % des titres, soit environ la même proportion qu'en 2016 et 2017.

D'un point de vue géographique, un éditeur sur trois est établi en île-de-France (siège social) et un éditeur sur cinq à Paris. En nombre de titres, ils produisent près de deux livres sur trois.
La région Auvergne-Rhône-Alpes demeure la plus active, avec plus de 5 % des dépôts, suivie de près par l'Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, puis par la Nouvelle-Aquitaine avec un peu moins de 4 % des dépôts. Les éditeurs des départements des Bouches-du-Rhône, de Haute-Garonne et du Rhône sont les plus productifs après les franciliens.


L'édition jeunesse, un secteur en mutation

En écho à la programmation culturelle de la BnF en 2019-2020, l'Observatoire a proposé un focus sur la documentation à destination du public jeunesse.

Des auteurs jeunesse aux éditeurs spécialisés, des albums illustrés aux globes pédagogiques, cet éclairage donne un aperçu des spécificités d'un secteur en mutation, où une production commerciale toujours plus concentrée coexiste avec une création indépendante vivace. 

À noter en 2018 : 96 % des livres jeunesse reçus sont en langue française, et 26 % issus de traductions.

Les chiffres et analyses dont dispose la BnF sont accessibles à tous dans l'objectif d'ouverture des données publiques.


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