Ils s'appellent Sylvie, Romain, Laure, Nadine, Vladimir, Marie-Odile... sont préparateur de copie, lecteur-correcteur, rewriter... free-lance, salarié, en portage salarial... dans l'édition, la presse, la communication, l'audiovisuel... et travailleurs à domicile (TAD) pour la plupart. Ils étaient une vingtaine à se réunir le 17 mars 2018 à Paris, en marge du salon du livre, dans l'idée de promouvoir et défendre ce qu'ils ont en commun : un métier. Cette assemblée générale constitutive a donné naissance à l'Association des Correcteurs de langue française (ACLF).

En préambule, Solène Bouton - correctrice nantaise à l'origine du projet - en pose les grandes lignes : créer une association nationale qui réunirait tous les correcteurs, tous secteurs confondus ; défendre un métier en lui donnant de la visibilité. Elle rappelle que tout a commencé avec le succès de la journée professionnelle "Correcteur, un lecteur à part" organisée en mars 2017 à Nantes par Mobilis - pôle régional de coopération des acteurs du livre et de la lecture en Pays de la Loire (cf. article du 22/03/17).


Fédérer, promouvoir, représenter, former & informer

Cette assemblée générale - en présence de Mobilis et de l'Agence régionale du Livre Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur - est l'aboutissement d'une année de travail. Les professionnels impliqués dans le projet se sont inspirés de la Charte des auteurs jeunesse, de l'Association des traducteurs littéraires de France et de l'association Correcteurs en Bretagne pour définir quatre grandes "missions" rapidement validées par les personnes présentes :

  • Fédérer : créer du lien social, rompre l'isolement, s'entraider, mieux répartir le travail...
  • Promouvoir le métier : améliorer la visibilité des correcteurs, promouvoir la qualité de l'écrit, favoriser les échanges avec les professions connexes...
  • Représenter la profession auprès des employeurs et des instances publiques, en veillant au respect des intérêts matériels et moraux des correcteurs.
  • Former & informer les correcteurs : aide concrète aux débutants, offre de formation continue, partage de bonnes pratiques, droits et devoirs du correcteur...


Charte de déontologie, annuaire, grille tarifaire...

Un tour de table permet de mettre en lumière les préoccupations partagées par un grand nombre de correcteurs : l'isolement, la question du statut et celle des tarifs (qui ne doivent en aucun cas diviser !), le discrédit sur le métier, et la dégradation des conditions de travail.

Pour se sentir plus forts, moins isolés, mieux représentés, les idées et envies ne manquent pas :

  • un site internet ou une plateforme collaborative ;
  • un annuaire en ligne des correcteurs (critères d'entrée à définir...) ;
  • un forum afin d'échanger à distance ;
  • des rendez-vous réguliers ;
  • une grille tarifaire indicative ;
  • et surtout une charte de déontologie visant à redéfinir le travail, éviter les dérives, et informer le correcteur de ses droits et devoirs.

Ces différents outils devraient voir le jour peu à peu.

Au terme de la réunion, les statuts sont adoptés, le conseil d'administration (8 personnes) est constitué et le nom de l'association trouvé. L'aventure peut commencer... Souhaitons longue vie à l'ACLF !

Accès directs :