Certaines chambres sont un monde. Leurs murs écrivent-décrivent ceux qui y vivent. Celle de Joe Bousquet en est un, singulier, immobile et vivant. « Écrin d'une tristesse infinie » que l'on peut encore visiter à Carcassonne, imprégné de la présence recluse d'un poète mort à 53 ans des suites d'une blessure de guerre qui l'avait laissé paralysé. Une pièce close avec, pour seules fenêtres* et sources de lumière, des peintures.
Magnifique idée que de restituer cet environnement sous forme de catalogue ponctué de reproductions, entre autres de Bellmer, Dubuffet, Masson, Magritte, de lettres et textes de Bousquet à leur propos. Et belle occasion pour moi de le citer : « Se souvenir et rappeler violemment que la poésie n'est pas un fait de langage mais que le langage est son fait ». **

Véronique Vassiliou
Bibliothèque universitaire St-Charles


* Fenêtres baudelairiennes, c'est-à-dire sonnets, formes précises et ouvertes sur l'infini
** En préface de Les maîtres du surréalisme-collection Joe Bousquet, mars 1946.


190 p. format 28 x 23. 38 euros
ISBN : 2-86916-144-1
ISBN 13 : 978-2-86916-144-3
André Dimanche éditeur

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