Plus de 40 ans après la loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre, le Centre de transcription et d'édition en braille (CTEB) fait le pas décisif de vendre pendant deux ans des livres adaptés aux personnes aveugles au même tarif que l'édition classique.

Début janvier 2023, lors de la journée mondiale du braille, la maison d'édition et imprimerie située à Toulouse a déclaré appliquer à son catalogue de plus de 2 000 références, le même prix que celui affecté aux parutions pour les voyants.

Selon le CTEB, entre 1,7 et 2 millions de personnes sont déficientes visuelles en France métropolitaine. Parmi elles, environ 15 % (de 255 000 à 300 000 personnes) déchiffrent cet alphabet. Il est également indiqué que sur les 100 000 titres publiés par an, seulement 3 % sont ainsi retranscrits.

Même si le coût de fabrication d'un tel ouvrage s'élève à 700 euros (travail de transcription par des spécialistes, machines particulières et papier spécifique), l'objectif est clair : donner l'occasion au public concerné de lire plus. 

Le prix de vente varie désormais de 11 à 30 euros, contre une fourchette comprise entre 60 et 122 euros jusqu'alors.

 

Une action durable ?

"C'est une excellente initiative puisque l'accès à la lecture en braille permet aux aveugles et malvoyants qui le pratiquent d'avoir un accès direct (au livre), contrairement à de la lecture audio où on a le prisme de quelqu'un qui lit un ouvrage", se réjouit Bruno Gendron, président de la Fédération des aveugles de France, interrogé par le journal La république du centre. "Le CTEB fait l'effort d'assumer cette baisse du chiffre d'affaires qu'il va tenir pendant deux ans mais ce sera compliqué de poursuivre sans aide".

 

 

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