Le rapport publié mi-juillet 2014 par la Fondation Anna Lindh, depuis son siège à Alexandrie, est basé sur le premier sondage comparatif réalisé par Gallup Europe dans 13 États membres de l'Union pour la Méditerranée : l'Albanie, la Belgique, le Danemark, l'Égypte, l'Allemagne, l'Irlande, l'Italie, la Jordanie, le Maroc, la Pologne, l'Espagne, la Tunisie et la Turquie. Cette nouvelle édition du rapport Anna Lindh est la première depuis les importants soulèvements arabes. André Azoulay, le président de la Fondation, a souligné : “Les conclusions doivent maintenant être à la base du renforcement, sur une plus grande échelle, des liens interculturels et entre les sociétés civiles des pays méditerranéens. Des solutions imposées par le haut ne vont pas fonctionner, comme le révèle le sondage, et toute union à travers la Méditerranée doit être bâtie sur les convergences culturelles et les aspirations des citoyens de la région”.

Concernant les tendances interculturelles et le changement social, les principales conclusions du rapport révèlent :
- Un appétit croissant de connaissance pour l'autre Méditerranéen comme base pour la coopération dans la région ; l'intérêt des Européens pour les affaires politiques, économiques, religieuses et culturelles a en effet augmenté depuis 2009 et atteint environ 80 % ; au Sud et à l'Est de la Méditerranée le taux moyen d'intérêt atteint environ 65 %.
- Les croyances religieuses ont baissé sur l'échelle des priorités des populations depuis 2009. La première priorité est la famille (56 %), suivie par le respect des autres cultures (39,5 %) ; les croyances religieuses n'arrivent plus qu'en troisième position (33,5 %).
- La diversité culturelle est considérée comme une source de prospérité pour les sociétés (82 %), mais en même temps la moitié des gens considèrent que cela pourrait avoir un impact négatif sur la stabilité sociale (47 %).?- Les jeunes sont optimistes pour l'avenir, en particulier sur la rive Sud et Est de la Méditerranée : 65 % estiment que leur vie sera meilleure dans les 5 prochaines années. Ainsi, la majorité des personnes, s'ils en avaient la possibilité, recommenceraient une nouvelle vie dans leur pays d'origine.?- En Europe, au Sud et à l'Est de la Méditerranée, 18,5 % des personnes pensent que leurs actions individuelles sont l'outil efficace pour améliorer les problèmes sociaux, 13,5 % croient davantage dans les partis politiques traditionnels pour cela et 11,5 % en l'efficacité des mouvements sociaux. - Une image positive de la Méditerranée émerge pour environ 80 % des personnes, en termes d'hospitalité, d'héritage culturel commun, de mode de vie, de nourriture spécifique et de participation civique.


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