Raphaële Frier est toute nouvelle dans le monde de la littérature jeunesse : ses premières publications datent d'octobre 2009, avec trois titres d'un coup. Autant sont prévus pour 2010. Institutrice heureuse dans une maternelle des quartiers nord de Marseille, mère de trois enfants, elle concrétise à quarante ans des désirs anciens.

Née à Lyon d'une mère assistante sociale et d'un père ingénieur, Raphaële Frier passe son enfance à Bordeaux et son adolescence à Paris. De ses années parisiennes (études de psychologie, de sciences de l'éducation et premiers postes d'institutrice), elle garde le souvenir d'une vie de labeur. Elle arrive à Marseille il y a neuf ans, éprouve pour la ville un véritable coup de coeur et s'y sent tout de suite chez elle, “plus forte, adoptée”. “À Marseille, tout est devenu possible”, se souvient-elle.

Raphaële Frier écrit depuis toujours - carnets, cartons, cahiers… - et parle encore aujourd'hui avec pudeur de cette vocation précoce. La littérature jeunesse, le goût d'en lire, de la transmettre, c'est son quotidien d'enseignante, sa posture “pédagogique”. Mais elle avoue écrire plus qu'elle ne lit ! Sans affirmer d'auteurs favoris, elle revendique un penchant marqué pour les littératures suédoise et antillaise, respectivement par choix et
par amour.
“Sans doute que quand j'écris, je me régale à revivre certains sentiments forts et simples, la résurgence de sensations “brutes” liées à l'enfance. ”
Alors, tout naturellement, au détour d'un projet inachevé avec une collègue enseignante (un documentaire dont aucun éditeur n'a voulu sur feu le pont transbordeur de Marseille), elle se lance. Deux albums (un chez Milo Jeunesse, l'autre chez Mango) et un roman aux éditions Rouge Safran. “Acceptés sans délai”, confie-t-elle un peu honteuse.
Ses sujets trouvent aussi bien leur origine dans ses expériences d'enseignante que dans son histoire personnelle. Un baiser à la figue naît ainsi de la rencontre fortuite, dans la rue, entre ses élèves et un homme défiguré par une tumeur sur le nez. Très affectée par les remarques désobligeantes des enfants, elle laissera passer dix années avant de laisser cet épisode se transformer en histoire.
Raphaële Frier est sensible aux “souvenirs heureux de l'enfance, liés à des sensations de “rencontre” ou d'intimité avec la nature : l'odeur des vaches à la campagne, les roulades dans les dunes, les grosses vagues froides et salées, les bouquets de fleurs sauvages, les sculptures d'écorces, les limaces et les escargots... Tout cela émerge aujourd'hui dans mes histoires pour les enfants”.

Pour accompagner cette inconnue en littérature jeunesse, Mango a choisi une illustratrice confirmée, Clotilde Perrin. De cette alliance devrait peut-être sortir un nouvel album… Mais chut ! Pour ses deux autres ouvrages, Raphaële a choisi Audrey Panutti, jeune artistemosaïste qui s'essaie depuis peu avec succès à l'illustration. L'album à venir, Angèle et le cerisier, devrait paraître en 2010. Deux autres romans jeunesse sont en cours d'achèvement. Raphaële Frier espère encore écrire un roman pour adulte, l'achever plus exactement, puisque la chose est en écriture depuis un certain temps – et en stand-by depuis que les projets en littérature jeunesse se succèdent.
Bien que peu connue encore, elle débute les animations en qualité d'auteur : salon du livre, ateliers d'écriture, etc., où elle croise ses compétences d'institutrice et de créatrice. Raphaële Frier est en phase avec les enfants, elle ne se sent pas démunie pour faire du livre “un objet de plaisir”.
Une perspective supplémentaire se profile : dessiner, illustrer… À suivre.

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