Dans un esprit écolo et solidaire, la "fringothèque" installée dans le hall d'accueil de la médiathèque Louis Aragon permet aux habitants - lecteurs ou non - de déposer ou prendre gratuitement des vêtements, des accessoires... et des livres.

Pour ce service de dons et d'échanges de vêtements lancé en 2017, c'est le succès immédiat ! Dès le départ, l'engouement est tel qu'un groupe de femmes - dont certaines expérimentées dans le commerce et le prêt-à-porter - propose de s'en occuper bénévolement. Tri de vêtements, couture, customisation… Les "3 J" (Joée Cherel, Joëlle Di Meglio et Jany Torres) et leurs collègues s'investissent avec enthousiasme dans le projet, proposant même des "ateliers relooking" et "séances shopping" . Le tout dans la bonne humeur et la convivialité.


Des grainothèques à la fringothèque

La "fringothèque" fonctionne selon le principe du troc de graines : « prenez, déposez, librement les graines qui vous plaisent ». Chacun peut donc apporter, échanger ou récupérer gratuitement des vêtements (hommes, femmes, enfants) ainsi que des chaussures, ceintures et sacs à main, toujours en bon état. Des livres pour enfants et des jouets font également partie des dons mis à la disposition du public.

Une seule condition : l'inscription à la médiathèque, gratuite et ouverte à tous. Le public est ainsi encouragé à s'inscrire et à emprunter des documents. Considérée comme une passerelle vers la culture et associée à des cycles d'ateliers bien-être, la fringothèque poursuit d'autres objectifs partagés par les bibliothécaires et les bénévoles : lutter contre le consumérisme et soutenir les plus démunis.


« Un lien avec le livre est à travailler »

Des usagers viennent régulièrement ; d'autres n'osent pas. Globalement, les bénévoles constatent une forte fréquentation (environ 110 personnes par mois), autant pour les dons que pour le choix de vêtements. Des jeunes à la recherche d'accessoires pour une soirée aux ouvriers en quête d'une tenue de travail, en passant par les curieux de découvrir cette proposition originale, les attentes du public sont diverses.

Le service est aujourd'hui bien organisé. Un local spécifique pour stocker les vêtements permet de respecter les normes de sécurité. Les portants ont été remplacés et des rangements ajoutés pour la présentation au public. Un agent de la collectivité a rejoint les bénévoles, dans une logique de pérennité.

Les inscriptions et les prêts de livres liés à la fringothèque restent difficiles à quantifier. Marie-Christine Blanc, responsable de la communication et de la coordination culturelle des bibliothèques de Martigues, précise qu'un lien plus important entre la fringothèque et les collections et services de la médiathèque sera développé.

Prochain projet : la médiathèque est en contact avec la maternité de Martigues pour futur un partenariat, ce qui élargira le public de la fringothèque.

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