Depuis quelques années, le centre-ville d'Aubagne (45 000 habitants) est dépourvu de librairie généraliste. En novembre 2020, Pascal Bonnet ouvre Les furtifs, une librairie-salon de thé de 130 m2.

Photo Pascal Bonnet

 

L'aubagnais Pascal Bonnet mûrit depuis huit ans le projet d'ouvrir une librairie : « J'ai été surpris et enchanté par l'accueil si positif des élus et des collectivités. Tout le monde voulait qu'Aubagne retrouve une librairie ! ». Il se forme au métier à l'INFL et crée Les furtifs avec le soutien de l'Adelc, du CNL et des collectivités locales.

 

« L'envie des aubagnais de reconquérir leur centre-ville »

Le libraire n'a pas souhaité retarder l'ouverture prévue au 10 novembre : « Pour un démarrage et pour les commandes c'est sportif ! On ne pouvait pas différer plus longtemps si près des fêtes… Toute la mise en place était prête et le personnel impatient de commencer ! ». L'équipe a misé sur le « clique et collecte » via la plateforme Place des Libraires et les retours sont stupéfiants : « la première semaine nous avons eu à gérer près de 400 commandes et depuis c'est presque 75 commandes par jour. On fait les mêmes chiffres que ceux anticipés en cas d'ouverture physique. Cet engouement est incroyable et confirme l'envie des aubagnais de reconquérir leur centre-ville ». Plutôt que de choisir une solution de paiement en ligne, le libraire a privilégié le règlement sur place : « j'ai peut-être perdu quelques ventes, mais nous n'aurions pas pu gérer en plus les envois postaux et notre objectif premier est de faire venir les lecteurs pour qu'ils découvrent le lieu ! ».

 

Des gourmandises sur l'étagère

La librairie Les furtifs s'étend sur deux étages autour d'un double concept de librairie-salon de thé.
Le rez-de-chaussée est dédié aux livres avec près de 7 000 références sur 90 m2. Le fonds est généraliste et fait la part belle à la littérature, l'imaginaire, la jeunesse et la vie pratique. Le gérant a recruté une libraire de métier avec laquelle il co-gère l'espace. Quatre libraires se répartissent donc l'espace et les commandes.

À l'étage, la librairie propose un coin restauration de 40 m2 où gâteaux et grands crus invitent à la gourmandise : « je voulais un lieu de convivialité, où faire vivre des animations, nourrir les discussions. Il est essentiel que les espaces cohabitent et se développent. Le salon de thé n'est pas qu'un simple accessoire. Une salariée s'en occupera à plein temps. » Pascal Bonnet réfléchit aussi à un système de vente à emporter pour les pâtisseries. Pour profiter pleinement du lieu, les clients devront donc encore patienter jusqu'à fin janvier 2021.

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