Auteur(s)
Éditeur Actes Sud / Palazzetto Bru Zane
Parution
Spécificités 697 p. ; 24 x 17 cm ; épaisseur : 4 cm ; illustrations en noir et blanc ; reliure : Broché
ISBN 9782330153151
EAN 9782330153151
Thème Arts majeurs -- Musique

4e de couverture

Ce deuxième volet des Écrits nous permet de suivre la pensée de Vincent d'Indy alors qu'il atteint l'apogée de sa carrière. Compositeur et chef d'orchestre, président de la Société nationale de musique et professeur au Conservatoire, le directeur de la Schola Cantorum est sur tous les fronts. D'une part, son enseignement exerce une influence considérable sur nombre de jeunes musiciens français et étrangers. D'autre part, son activité de chef se partage entre résurrection des chefs-d'oeuvre du passé et rayonnement de la musique française à travers le monde, par le biais de concerts en Europe, en Russie et aux États-Unis. Pendant ces années d'activité débordante, d'Indy est omniprésent dans la presse. Ses écrits portent sur les sujets d'actualité, mais aussi sur certains thèmes qui lui sont chers - Franck, Wagner, la musique à travers les âges, l'éducation musicale - et d'autres, plus inattendus - le rôle musical de la femme, Franz Liszt en 1873, le luth et sa littérature, la musique en 1814, etc. Certains s'inscrivent dans des polémiques dont il est parfois l'initiateur. L'une d'elles le conduit même à affronter en duel un écrivain avec lequel il avait imprudemment engagé une collaboration. À l'heure du debussysme et des Ballets russes, le chef de l'école franckiste s'oppose tant à Saint-Saëns qu'à Ravel et à Schönberg, ironisant sur les tendances des jeunes au « modem-style » et aux subtilités harmoniques et orchestrales « à la mode ». Le climat conflictuel de cette période a aussi des répercussions sur ses écrits. La mise en oeuvre de la séparation de l'Église et de l'État l'amène à dénoncer l'anticléricalisme gouvernemental. À la veille de la Première Guerre mondiale, il critique sans ménagement les compositeurs et les musicologues de l'Allemagne contemporaine. Durant les quatre années du conflit, il réserve ses attaques à l'ennemi - sans renoncer à défendre Wagner - et oppose résolument la culture latine à la « Kultur boche ».

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