Auteur(s)
Éditeur Gaussen
Parution
Spécificités 327 p. ; 24 x 16 cm ; épaisseur : 2.8 cm ; reliure : Broché
ISBN 9782356980922
EAN 9782356980922
Thème Histoire -- Histoire générale et thématique

4e de couverture

Avant de devenir nationaliste dans le dernier tiers du XIXe siècle, l'histoire de
France a été nationale. En opposition à l'histoire monarchique, des savants
cherchent, dans les décennies qui suivent la Révolution, à faire l'histoire de
toutes les composantes de la nation. L'histoire «véritablement nationale»,
avant le repli nationaliste, s'ouvre à de nouveaux champs de recherches et
s'applique à faire entendre «toutes les voix du passé», comme le proclament
les auteurs des Archives curieuses de l'histoire de France (1834).

En explorant cette période méconnue de l'histoire de la pensée historique
sur la base d'archives encore jamais exploitées, L'Invention de l'histoire nationale
en France remet en question bien des évidences contenues dans les manuels
d'historiographie. Délaissant les grandes figures que ces derniers affectionnent,
le présent ouvrage montre d'abord comment, dès l'époque révolutionnaires,
certains savants tentent de définir les formes d'une «nouvelle histoire».
À travers l'évolution du livre d'histoire, la multiplication de recueils de
documents ou encore l'apparition de revues spécialisées (comme la Revue
historique de la noblesse lancée par le frère de Pétrus Borel, le Lycanthrope),
l'auteur observe ensuite comment l'histoire se singularise et se diversifie.

Ce livre nous apprend également que, sous la monarchie de Juillet, la
plus importante association d'historiens (l'Institut historique, fondé par
l'aventurier Garay de Monglave) s'oppose ouvertement au ministre François
Guizot qui fonde au même moment le Comité des travaux historiques et
scientifiques (CTHS).

Le lecteur est aussi invité à découvrir des personnages tels qu'Amans-Alexis
Monteil (1769-1849, inventeur de la fameuse formule «histoire-bataille»),
Félix Bourquelot (1815-1860, premier historien du suicide et auteur de la
première monographie d'histoire économique) ainsi que ses camarades de la
Société bibliophile-historique, disciples de Michelet et d'Augustin Thierry
ou élèves de l'École des Chartes au milieu des années 1830. À travers ces
différents parcours, se dessine progressivement la figure de l'historien de
métier.

L'Invention de l'histoire nationale en France, qui intéressera tout ceux qui se
préoccupent de la place de l'histoire dans la société et dans le débat public,
est une invitation à repenser le passé et le présent de la discipline historique.

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