Auteur(s)
Éditeur Actes Sud / Solin
Parution
Spécificités 241 p. ; 22 x 14 cm ; épaisseur : 1.9 cm ; reliure : Broché
ISBN 9782330130480
EAN 9782330130480
Thème Histoire générale et thématique -- Europe

4e de couverture

Supprimer la mort et ressusciter les défunts. Créer le vivant. Mettre en place un réseau de communication mondiale. Libérer la puissance de l'esprit. Contrôler les processus cosmiques. Manipuler les phénomènes atmosphériques. Coloniser l'espace... Ces projets, dont certains ont été réalisés et d'autres le seront peut-être bientôt, ont une histoire russe, celle d'un mouvement appelé cosmisme, mélange de recherche scientifique, de métaphysique et de mysticisme.

Le premier cosmiste était un philosophe excentrique, Nicolas Fiodorov, correspondant de Dostoïevski. Il avait le projet de faire renaître les morts. De leur côté, des leaders bolchéviques, les « Constructeurs de Dieu », ont rêvé de créer une nouvelle religion et de rendre l'homme immortel. Le corps de Lénine n'a-t-il pas été momifié à cette fin ? D'autres encore ont préparé la conquête spatiale dès les années 1920, pour sauver une Terre qui deviendrait trop exiguë quand la mort serait vaincue.

Ce pan des cultures russe et soviétique, presque inconnu en dehors de son pays d'origine, paraîtra un peu fou à un esprit cartésien. Mais, encore très présent, le cosmisme explique de nombreux aspects de la Russie actuelle, et même de sa politique. Depuis quelques décennies, il a d'ailleurs une seconde patrie, la Silicon Valley, massivement investie par des scientifiques et des informaticiens d'origine russe, dont le plus célèbre est Sergueï Brin, cofondateur de Google. Quand lui rêve de transhumanisme, Elon Musk relance le projet d'une vie interplanétaire en se référant aux cosmistes.

Tous ensemble, désormais, ils écrivent, plus que jamais, notre futur. Encore faut-il qu'il soit souhaitable...

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