Auteur(s)
Éditeur Editions Gaussen
Parution
Spécificités 224 p. ; 22 x 15 cm ;
ISBN 9782356980267
EAN 9782356980267
Thème Littérature

4e de couverture

Ces nouvelles, inedites du vivant de l'auteur, ont ete groupees en 1931 par Hubert Dhumez, grand admirateur de Paul Arene. Les nouvelles presentes dans ce recueil lui ont ete inspirees par les lieux qu'il a habite, et qui sont pour la plupart en Provence. Seules les cinq nouvelles de la premiere partie ne se situe dans le Midi, mais a Paris. C'est avec la deuxieme partie, Au pays des reines , que l'on penetre en terre provencale, pays ou la grace et la vertu des jeunes filles les fait sacrer reines pour sept ans. Les nouvelles suivantes nous menent a Canteperdrix - nom sous lequel il faut sans aucun doute reconnaitre Sisteron, d'ou Arene est natif. Lorsqu'on arrive En vallees durancoles, la nostalgie du temps jadis se fait sentir. Pour l'abbe Trotabas, d'abord, qui regrette les moments de gloire de sa petite eglise de Dromont-le-Haut ; pour Sylvius, decu de voir Clarescombes depouille de son charme rustique ; pour Hercule de Chargelys, qui refuse de deroger et perpetue le noble blason d'une aristocratie oisive et desargentee ; pour Saint Roumegas, qui defend le denuement chretien en inspirant aux ermitanes la consolation de la thebaide ; ou pour un saint anonyme, ancien dieu paien, victime des aleas de la religion et de la politique... La tristesse le dispute cependant a la malice lorsque le cure d'Ayglun neglige sa sacristie pour aller braconner et se retrouve frappe d'interdit pour avoir goUute a la maison de plaisir de Canteperdix, sans compter la sournoiserie dont fait preuve le bon docteur Exaudi pour completer sa precieuse collection de faience. Mais la ruse peut aussi servir le plus grand bien comme le prouve Constantin en sauvant Louisa du lupanar, ou Siffroy, le voisin de l'auteur, qui est le premier a reconnaitre que s'il n'avait pas ete dupe, il n'aurait pas connu un aussi parfait bonheur conjugal. Le lecteur est ensuite emmene encore plus au sud, Sous l'il de Marseille. On y fait la connaissance de personnages pittoresques comme le bibliophile Cascagnous ou Garlaban, promenant dans Marseille son ane et sa legende d'ancien traiteur de blanches, que l'imaginaire populaire enjolive a souhait. Le recueil se termine sur une note marine avec Au bruit des calanques, une partie ou l'on rend hommage aux femmes. Elles peuvent etre presentees en legendaires objets de veneration comme la paienne Fotis ou la chretienne dame de Ceyreste, ou bien en simples pecheresses comme les prostituees que croise Lucius, petries de devotion et de piete filiale, et comme Lia qui se constitue une remarquable dot en bouchons, prix du commerce de ses charmes. Et si la gracieuse marraine Dolinde trouble le jeune Ferreol par ses attraits, le recit le plus troublant reste la legende du douanier qui fit son propre malheur en tombant amoureux d'une sirene. Dhumez vit dans cette derniere nouvelle l'allegorie de la perdition d'un Paul Arene qui jamais n'atteint son reve et mourut dans la solitude.

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