À vous de jouer ! : Julie Ricossé

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Julie Ricossé
Nice (06)
“Le dessin en mille et une techniques”

Zone d’intervention : région Paca
Public : à partir de 8 ans (pourquoi pas adulte)

Julie Ricossé passe par les Beaux-Arts, s’essaie au monde de la publicité puis replonge dans le dessin à l’école lyonnaise Émile Cohl. Elle alterne avec brio gravures, croquis, dessins, aquarelles et peintures, qu’elle met au service de domaines très différents : bande dessinée, jeunesse, science-fiction… Aujourd’hui, elle vit et travaille à Nice.

Depuis ses premières publications en 2006, Julie Ricossé travaille la plupart du temps en duo, avec des scénaristes de BD (Grégoire Kocjan ou Agnès de Lestrade au Poisson Soluble, Philippe-Henri Turin et Françoise Jay chez Sarbacane), ou des auteurs jeunesse (Timothée de Fombelle ou Sandrine Mirza chez Gallimard jeunesse, Brigitte Coppin chez Bayard Presse…). Chez Gallimard jeunesse encore, elle co-adapte une version de La Belle et la bête, et illustre des textes collectifs (La Princesse Grouille, les Contes venus de l’Est…). Elle illustre également les Contes et légendes de Carthage chez Nathan, et même Dazibao n°14 ! Ajoutant d’autres couleurs à sa palette, elle signe en 2010 un magnifique album solo, Peter au Royaume d’en-dessous, au Poisson soluble, et réalise quelques sites internet…

Voilà maintenant 7 ans que Julie Ricossé complète son emploi du temps bien rempli par l’animation d’ateliers (écriture et illustration). Elle intervient en milieu scolaire (de l’école primaire au lycée), dans des festivals ou en bibliothèque. Qu’il s’agisse d’un travail thématique ou de la réalisation de séries d’illustrations à partir d’un texte ou d’une bande dessinée, ou encore de l’apprentissage des codes de la bande dessinée, de récits de vie, Julie monte avec enseignants et participants un projet qui leur correspond, dans le domaine de l’illustration. À son actif actuellement au lycée Estienne d’Orves de Nice, un atelier autour de l’enquête documentaire…

Julie Ricossé a la parole :
“En ce moment j’aime bien travailler avec des jeunes sur le thème de l’enquête. Je choisis donc plusieurs bandes dessinées, sélectionnées selon ce même critère, pour montrer qu’il y a une multitude de sujets, de façons de mener une enquête, et de manières de la raconter. Je me heurte parfois au fait qu’il y a des élèves qui n’ont aucune envie d’explorer leur quotidien, de par la difficulté qu’ils ont à s’en détacher lorsque celui-ci est générateur d’angoisses personnelles. Dans ce cas je leur suggère de raconter simplement une anecdote, un moment qui leur plaît, d’en faire la narration ou d’en extirper toute la fantaisie possible. La finalité n’est pas tellement dans la production d’un objet esthétique ; ce que je désire avant tout c’est qu’ils exécutent un travail de recherche, et qu’ils produisent un récit ordonné et immédiatement compréhensible, qui fasse sens pour eux et pour nous, grâce à la complémentarité du mot et de l’image, ce qui n’est déjà pas si évident. ”