Dans la famille des chaleureuses petites bibliothèques de villages, je demande : Mouriès!
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Baptisée « La régalido » qui signifie en provençal « la flambée le feu de joie », en souvenir du journal mouriesen homonyme de 1909, la nouvelle bibliothèuqe des Alpilles s’est installée dans un ancien grenier aux pierres apparentes.
Depuis les fenêtres, on aperçoit les toits du village, l’église et sa petite place ornée de platanes.
Voûtes successives de pierres et de briques, poutres en bois, parquet chaud : tout est réuni pour installer une ambiance cosy et tranquille au premier étage du bâtiment, choisi pour son idéale situation en plein centre.
Les concepteurs n’ont pas oublié d’intégrer un ascenseur rendant le lieu accessible aux poussettes et à toute personne à mobilité réduite.
Le mobilier est sobre, les fauteuils club d’un rouge assorti aux briques et à la peinture.
La responsable de la bibliothèque, arrivée début 2005 en plein travaux, a pu librement tant aménager ce décor agréable que faire ses choix d’ouvrages.
Côté acquisitions, la municipalité n’a pas fait semblant : 25 000 euros pour le démarrage, et 20 000 en 2006 (auxquels il faut ajouter de nombreux dons des villageois) ; pourvu que ça dure…
La bibliothèque, qui a fait le choix d’une informatisation en réseau, dispose de 3 postes Internet multimédias destinés au public.
La DRAC et le Conseil général ont largement contribué à l’équipement du lieu par l’attribution de subventions.
Depuis l’ouverture en février, sur les 3 000 habitants que compte la commune, 600 se sont inscrits : 20% en 3 mois, voilà un score tout à fait honorable !
Principal public et déjà fidèle : les personnes âgées et les enfants accompagnés de leurs parents (il leur fallait auparavant parcourir 15 kilomètres pour fréquenter la bibliothèque de Saint-Martin de Crau). Ajoutons les ados, qui poussent la porte surtout pour emprunter CD et DVD. Avec une inscription à 2 euros donnant droit au prêt de 4 livres, 1CD, 1DVD et 1 vidéo, ce serait dommage de se priver.
Après un travail entamé avec les écoles maternelle et primaire et les traditionnelles « heures du conte », reste à faire vivre ce lieu en dopant l’animation. Un travail que ne manquera pas de soutenir la conseillère municipale qui porte ce projet depuis… 2001. En profitant par exemple de l’espace du « centre culturel » disponible juste en dessous de la bibliothèque… et pourquoi pas un agrandissement ?
Si des grincheux ont essayé de résister face à ce qu’ils considéraient comme une construction inutile dans un petit village, l’accueil enthousiaste des autres leur a donné tort. La lecture publique a droit de (petite) cité partout.