Étude sur la librairie indépendante en Languedoc-Roussillon
Publié le
Publiée le 6 février dernier par l’Agence du Livre Languedoc-Roussillon Livre et Lecture (LR2L), une nouvelle étude sur la librairie indépendante analyse tant qualitativement que quantitativement 79 librairies, soit 80 % des structures de cette région. Le corpus reprend les quatre catégories de l’étude 2007 menée par le ministère de la Culture et de la Communication :
- catégorie A (CA > 2 millions d’euros),
- catégorie B (CA compris entre 1 et 2 millions d’euros),
-catégorie C (CA compris entre 300 000 et 1 millions d’euros), - catégorie D (CA < 300 000 euros).
Réalisée par Michel Ollendorff en collaboration avec Adeline Barré de LR2L, cette étude permet de mesurer l’activité des catégories D, majoritaires dans nos régions et souvent réduites à l’analyse des catégories D labellisées dans les données nationales. Ces librairies représentent près de 71 % des répondants, démontrant une nouvelle fois leur importance au regard de l’offre de livres dans les territoires ruraux, ou l’importance des librairies spécialisées en complément des grands groupes dans les zones urbaines. Les conclusions confirment les difficultés économiques du secteur et la morosité des libraires, et l’étude livre une vision juste de la trésorerie de ces acteurs, de leur difficulté à obtenir des marchés, ou encore de la place si essentielle mais si coûteuse des animations.
En ces temps de crise et face aux difficultés que rencontrent les librairies, soulignons la proposition de Michel Ollendorff de création d’un soutien bancaire qui fait si souvent défaut dans cette profession : il s’agirait de créer un fonds de garantie, sorte de fonds d’aide à la trésorerie dont l’objet pourrait être de restructurer le besoin de fonds de roulement des librairies, et de permettre ainsi de faire évoluer plus facilement les fonds… de livres. Est-ce envisageable eu égard au cadre européen de protection de la concurrence ? Une Région ou l’État peut-il légalement constituer un tel fonds de garantie ? Cette idée, comme d’autres préconisations du rapport, méritent d’être creusées.