Études sur la situation économique des auteurs

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À l’heure où les sociétés d’auteurs et associations professionnelles d’auteurs (ADAGP, ATLF, Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Cose Calcre, EAT, Maison de la Poésie, Pen Club de France, SACD, SAIF, SCAM, SELF, SGDL, SNAC, Union des poètes & Cie, UNPI, UPP) multiplient les actions de communication (“Auteurs, bientôt tous à poil !” ou “Snac Attack”) pour marquer leur mécontentement sur la baisse du revenu des auteurs et les réformes en cours ou annoncées, concernant le RAAP (cf. Dazibao 42, “ Retraite complémentaire ”) et la Sécurité sociale, le Ministère de la Culture et le CNL se lancent conjointement dans une grande enquête sur les revenus des auteurs.

Le service du livre et de la lecture (SLL) du ministère de la Culture s’apprête à envoyer par voie postale un questionnaire à 30 000 auteurs assujettis à l’Agessa, dont les auteurs du livre représentent 40 à 50 % des effectifs. Par ailleurs, 12 000 auteurs du livre recevront un questionnaire supplémentaire spécifique livre. De façon à disposer d’une information homogène, les auteurs du livre affiliés à l’Agessa seront interrogés dans la foulée par une enquête complémentaire, commanditée cette fois-ci par le CNL. Ces enquêtes quantitatives permettront de disposer d’une photographie des revenus des auteurs et de leur structuration.

Par ailleurs un certain nombre de structures régionales pour le livre, dont l’ArL Paca, se sont positionnées (au travers de leur fédération interrégionale pour le livre et la lecture – la Fill) pour la réalisation d’une étude complémentaire sur la question des revenus annexes des auteurs (hors versement des droits par les éditeurs). La connaissance la plus fine possible des conditions de création des auteurs nous permettra de continuer à encourager le plus grand nombre d’institutions publiques (collectivités territoriales, écoles, etc.) ou privées (associations) à respecter le droit des auteurs à vivre de leur création et à nous proposer une production littéraire riche, variée et indépendante.

Toutes ces données seront transmises de manière anonyme.

Il est donc possible qu’en 2015 certains auteurs soient interrogés une, deux ou trois fois, sur la question de leurs revenus et conditions de vie.