Fondation Maeght
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L’art et la manière des Maeght, à travers une fondation, une librairie, des expositions, et une bibliothèque.
Éditeur, imprimeur, galeriste et graphiste, la famille Maeght a marqué de son sceau l’édition d’art du xxe siècle, aux niveaux national et international.
Avec la bibliothèque de la fondation, visite d’une collection incontournable de l’art contemporain.
1930, Aimé et Marguerite Maeght créent une imprimerie à Cannes. En 1936, une galerie. Amis de Bonnard et Matisse, ils ouvrent en 1945 à Paris une seconde galerie, dont la renommée s’imposera dans le monde entier grâce à Bonnard, Matisse, Braque, Mirò, Calder, Giacometti, Tapiès, Ubac…
En 1964, ils créent la fondation Marguerite et Aimé Maeght à Saint-Paul de Vence afin d’exposer une partie de leur collection personnelle. Le jour de l’inauguration, André Malraux alors ministre des Affaires culturelles, déclarait : « Ici est tenté quelque chose qui n’a jamais été tenté ; créer l’univers dans lequel l’art moderne pourrait trouver à la fois sa place dans l’arrière-monde qui s’est appelé autrefois le surnaturel».
En parallèle, Adrien, le fils, développe les éditions Maeght. Il ouvre en 1956 sa propre galerie-librairie à Paris et huit ans plus tard l’imprimerie Arte. Les plus grands artistes contemporains viendront y réaliser leurs lithographies, eaux-fortes, gravures etc.
C’est à la mort de son père, en 1981, qu’Adrien devient le président de la fondation.
Aujourd’hui, la fondation possède une des plus importantes collections d’art moderne en France : Giacometti, Mirò, Bonnard, Braque, Chagall, Léger, Kandinsky, Calder… soit au total plus de 500 œuvres majeures et plus de 15 000 œuvres sur papier.
Unique exemple de fondation privée en Europe, reconnue d’utilité publique, la fondation Maeght est autonome et ne dépend pas de l’administration des Musées nationaux. Elle ne bénéficie d’aucune subvention.
L’ensemble architectural, atypique et novateur, a été entièrement conçu et financé par Aimé et Marguerite. Jardin, galerie, cour, bibliothèque, à chaque pas les œuvres, monumentales, sont intégrées au bâtiment et à la nature : cour Giacometti, labyrinthe Mirò peuplé de sculptures et de céramiques, mosaïques de Chagall et de Tal-Coat, bassin et vitrail de Braque, fontaine de Bury… un festival visuel.
Plus de 200 000 visiteurs se déplacent chaque année à la fondation, qui compte à son actif une centaine d’expositions, monographiques ou thématiques.
Passées la galerie et la librairie, en surplomb, la bibliothèque et les archives, dont l’histoire commence en 1982, lorsqu’ Adrien Maeght offre à la fondation l’exceptionnelle collection d’ouvrages de bibliophilie et de livres d’art de son père. La « Maison des artistes » accueille ce fonds. Pierre Réverdy lègue quant à lui son propre fonds, qui comprend notamment sa bibliothèque personnelle, ses manuscrits ainsi que le droit moral et patrimonial de son œuvre.
S’ajoutent à cela, les archives. Qu’il s’agisse d’œuvres sur toile ou sur papier, de bronzes ou de céramiques, de lithographies ou de gravures originales, de bibliophilie ou d’affiches, de livres ou de catalogues d’exposition, les archives Maeght gardent trace de tous les événements qui ont fait l’histoire de Maeght. C’est ainsi que depuis l’ouverture de la galerie, toutes les œuvres sont systématiquement répertoriées et photographiées. À travers 200 000 clichés, les archives présentent une véritable histoire de la peinture moderne et contemporaine à laquelle, de nombreux conservateurs, éditeurs, historiens et écrivains font régulièrement appel.
La bibliothèque ne cesse de s’enrichir, particulièrement grâce au soutien de la Société des Amis de la fondation et aux échanges de publication entre la fondation, les musées et les centres d’art internationaux. Ses quarante mille ouvrages, catalogues et revues, informatisés pour moitié, comprennent un fonds ancien remarquable signé de la main des plus grands artistes.
Ouverte au public depuis un an, la bibliothèque fonctionne avec un budget de quatre mille euros par an et dispose d’un important fonds spécialisé en art. Afin de répondre à toutes demandes, ce fonds est multilingue.
La consultation se fait uniquement sur place et Florence Monnier, bibliothécaire, répond aux attentes spécifiques, pour peu qu’elles aient été formulées par téléphone au préalable.
Plus qu’une bibliothèque, une référence.