L'impression à la demande se développe en librairie

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Si l’impression à la demande reste marginale pour l’instant, elle devient une réalité en librairie. Elle a d’ailleurs suscité de nombreux partenariats, comme en 2013 entre le réseau Chapitre.com et la BNF avec près de 250 000 titres du fonds Gallica mis à disposition, ou encore Hachette et la BNF - toujours sur des livres de fonds - avec près de 150 000 titres épuisés rendus à nouveau disponibles. La librairie Sauramps a également franchi le pas en dédiant un rayon entier à la collection Hachette/BNF.

Le “mode d’emploi” du SLF

Mais l’impression à la demande ne concerne pas que les fonds historiques. Elle permet aussi aux éditeurs de faire revivre des titres épuisés ou qui ne sont plus commercialisés, et s’impose aujourd’hui dans les bases de données du livre. À tel point que le Syndicat de la librairie française (SLF) vient de publier en ligne un mode d’emploi de l’impression à la demande en librairie : comment identifier ces titres dans les bases de données ? Quels délais de livraison sont pratiqués par les distributeurs ? Quels modes d’expédition ? Est-il possible de retourner ces commandes ? Quels sont les prix de vente pratiqués ? Les formats ? Etc.

Et combien ça coûte ?

Le prix de vente moyen des machines s’élève à 150 000 €. Si la trésorerie du libraire ne permet pas une telle acquisition, certaines entreprises proposent de la location autour de 250 € par mois (sans oublier le dépôt de garantie d’environ 15 000 €). Il est également possible de contractualiser directement avec des entreprises : la machine appartient au groupe, est stockée dans ses locaux, l’expédition des livres est gratuite, le libraire touche une marge de 30 %, l’éditeur entre 20 et 30 %, le reste sert à financer l’imprimeur. Mais peut-être qu’au-delà du prix, c’est aussi l’espace nécessaire qui pose question, car il faut bien compter trois mètres de long sur un mètre de large.

L’expérience de la nouvelle librairie des PUF

Trois millions de références disponibles en moins de dix minutes dans une librairie de 72 m2. Si cela est dur à croire, c’est pourtant le concept porté depuis le mois de mars 2016 par les Presses universitaires de France (PUF) au cœur du quartier Saint-Michel à Paris. Pour mener à bien ce défi quelques éléments suffisent : un libraire polyvalent, un ordinateur, un coin café le temps de choisir son/ses livre(s), quelques ramettes de papier et une machine permettant l’impression à la demande.