La réforme du CNL rend justice aux auteurs
Publié le
« Désormais afin de permettre une juste rémunération du travail des auteurs, les organisateurs de manifestations soutenues par le CNL devront rémunérer les auteurs qui participent à des rencontres. Cette proposition a été entérinée par le Conseil d’administration du 13 octobre 2015 », peut-on lire sur le site du CNL.
Les rémunérations prévues par la réforme
Pour les rencontres simples centrées sur le dernier ouvrage de l’auteur invité : 150 € HT minimum, soit un montant net versé à l’auteur de 133 € TTC.
Pour les rencontres nécessitant un temps de travail préparatoire : 226 € HT minimum, soit un montant net versé à l’auteur de 203 € TTC.
Pour les lectures-performances et concerts littéraires faits par les auteurs : 400 € HT minimum, soit un montant net versé à l’auteur de 360 € TTC.
Cette grille de rémunération s’applique sans distinction aux auteurs français et étrangers.
Que les libraires partenaires des salons ne s’inquiètent pas, ces nouvelles obligations ne concernent ni les dédicaces, ni les universitaires qui publient dans leur champ de compétence et sont déjà payés pour ce travail.
Que signifie HT ?
Il s’agit du brut hors taxe. Les cotisations maladie, maternité, invalidité, décès et veuvage, ainsi que la CSG-CRDS et la contribution pour la formation continue (pour la contribution auteur de 0,35 %) sont prélevées à la source par le diffuseur (soit dans notre cas précis par l’organisateur de la manifestation) et reversées à l’Agessa ou la Maison des Artiste (part salariale).
Les autres critères du CNL
Citons notamment :
- présenter un projet littéraire structuré ;
- respecter la diversité éditoriale en favorisant la venue des éditeurs indépendants ;
- prendre soin d’ouvrir chaque année sa programmation aux primo-romanciers et aux auteurs émergents ;
- prendre en compte les formes nouvelles de promotion du livre et de la lecture (lectures-performances, concerts littéraires…).
Ainsi que les critères habituels, dit d’éligibilité générale :
-
être sur le territoire français ;
-
valoriser l’ensemble des professionnels de la chaîne du livre ;
-
avoir à minima un rayonnement national tout en bénéficiant d’un ancrage local fort ;
-
développer des actions de médiation ;
-
ne pas être soutenu pour les mêmes actions par la Drac.