Le Mucem rend hommage à Jean Genet
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Trente ans après la disparition de Jean Genet, le Mucem – en partenariat avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC) – consacre une exposition à l’écrivain “le plus flamboyant et le plus rebelle du XXe siècle”.
Mêlant manuscrits, lettres, archives administratives, entretiens filmés et œuvres d’art (dont deux portraits et une sculpture signés Giacometti), l’exposition Jean Genet, l’échappée belles’articule autour de trois œuvres littéraires étroitement liées à des territoires méditerranéens arpentés par l’auteur.
Journal du voleur (1949) et l’Espagne : un livre autobiographique qui raconte les années de fugue, d’errance, de désertion et de vol.
Les Paravents (1961) et l’Algérie : une pièce de théâtre sur la guerre d’Algérie qui reste l’un des plus grands scandales théâtraux du XXe siècle.
Un captif amoureux (1986, posthume) et la Palestine : une œuvre capitale de Jean Genet consacrée à son soutien aux Black Panthers américains et surtout au peuple palestinien.
« L’exposition donne à voir les déambulations réelles et imaginaires de Genet, depuis ses premières fugues adolescentes vers le Sud, jusqu’à la fin de sa vie au Maroc. Écriture, vagabondages, engagements, amitiés et témoignages sont ici rassemblés autour de la figure du seul artiste que Genet ait jamais admiré : Alberto Giacometti. »
Au centre de l’exposition, L’homme qui marche (de Giacometti) symbolise la grande quête de Jean Genet : partir, quitter la France, explorer la Méditerranée. Une échappée existentielle vers l’ailleurs et les autres.
Du 15 avril au 18 juillet 2016
Mucem - Fort Saint-Jean - Salle d’exposition du bâtiment Georges-Henri Rivière
Commissariat : Albert Dichy, directeur littéraire de l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine (IMEC), et Emmanuelle Lambert, écrivain, directrice d’ouvrage du catalogue de l’exposition (coédition Mucem-Gallimard)
Scénographie : Olivier Bedu, Struc Archi