Tant qu'il y aura des livres et des libraires...

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“Chez votre libraire, aucune crise en vue : toujours autant de rencontres pour les grands et les petits, de conseils de lecture et de nouveautés, de grands classiques à découvrir et redécouvrir”.
C’est par ces mots d’un bel et rare optimisme que débute la lettre électronique d’octobre du groupement Initiales.

Dans le panier Librairies de Dazibao 19 :

Les Fées des livres ouvrent leurs ailes à Pertuis

Elles sont deux, remplies d’énergie et d’idées pour faire de cette toute nouvelle librairie jeunesse un lieu coloré, ludique et vivant. Après une étude de marché assez poussée, des stages en littérature jeunesse et une expérience dans le monde de la librairie, elles ont ouvert en août “Les Fées des livres”. Grâce à l’aide du cnl pour l’acquisition des ouvrages de fonds et à une bourse Défi-Jeune, elles proposent 5 000 livres, depuis les bébés lecteurs jusqu’aux adolescents.
À chacun son espace et il y en a ! 130 m2 au total, dont une mezzanine de 30 m2 pour les plus grands, un recoin avec table, petites chaises et tapis pour les petits… De quoi plonger dans les albums, essayer les activités manuelles de certains livres, se laisser tenter par les jouets en bois, choisir un manga, se faire conseiller de bons romans ou trouver le documentaire qui vous manquait.

Le Grimoire d’Oniros : librairie de l’imaginaire

Grimoire : livre de magie à l’usage des sorciers.
Oniros : dieu du rêve.
Le grimoire d’Oniros : nouvelle librairie aixoise dédiée à la science-fiction et à la fantasy.

“Une étoile brille sur l’heure de notre rencontre.” (Tolkien). C’est par cette formule de salutation elfique, calligraphiée sur le grimoire exposé en vitrine, que la nouvelle librairie invite les passants à entrer ou tout simplement à découvrir les livres de la vitrine, tous en relation avec la citation du mois.
Ouverte en septembre, la librairie propose quelque 1 500 titres sur 25 m2. Au sous-sol, 20 m2 supplémentaires sont dédiés à un salon de thé où la clientèle, confortablement installée dans un canapé, peut prendre le temps de feuilleter les livres.
Émilie Violon et Ludovic Fabregon sont les jeunes gérants du Grimoire d’Oniros. École de commerce et formation abc du métier de libraire (arl Paca, été 2007) pour elle, études de lettres pour lui.
Ils cherchent par tous les moyens à faire connaître la librairie au plus grand nombre : dédicaces, soirées contes, animations, en lien notamment avec leurs confrères voisins Oh les papilles ! et Album.

La Petite librairie des champs : une “maison” pour la petite édition et la poésie

Fondée sur le désir d’accueillir et de partager la poésie, cette librairie associative, qui est aussi la maison de l’écrivain Sylvie Durbec, ouvrira… un week-end tous les deux mois. Mais quel week-end ! Les heureux présents des 27 et 28 septembre à l’inauguration, ne tarissent pas d’éloges.
Présentation et vente de livres, exposition, lectures, ateliers d’art plastique et d’écriture ont ponctué ces deux journées. L’Atelier du Hanneton, Jacques Brémond, Cousumain, l’Atelier des Grames, les éditions Philonar, Rougerie, Dumerchez ont été les premiers associés enthousiastes du projet. Prochain rendez-vous les 29 et 30 novembre : Enfance et mémoire, en présence du poète Denis Hirson et d’éditeurs jeunesse.

À chaque parution de Dazibao, nous vous présentons des librairies. Il ne se passe en effet pas de mois sans que nous soyons consultés sur des projets d’ouverture ; un peu comme si tous les spectres agités (crise, ère liquide, menace sur la loi Lang…) ne trouvaient pas d’écho.
Et tant mieux ! Ces dernières années témoignent d’heureuses réussites dans la région.

Certes, quelques projets sont irréalisables et n’aboutiront pas. D’autres sont d’une cohérence fragile, qui, même menés à bien finissent par échouer, non tant pour des problèmes économiques mais parce que leurs initiateurs se sont trompés sur leur capacité à affronter les réalités du métier.

Il nous semble de plus en plus important d’insister sur la nécessité de formations initiales, théoriques et pratiques. Aussi sur la nécessité d’aider à la reprise “accompagnée” de librairies, les futurs entrepreneurs bénéficiant ainsi de l’expérience et des acquis professionnels de ceux qui aspirent à se retirer. Malheureusement, les reprises se heurtent souvent à un problème économique, le partant estimant son capital (en général l’aboutissement du travail de nombreuses années) à un prix dont l’entrant ne peut s’acquitter.