Alice Quinn est une écrivaine cannoise née il y a tout juste deux ans. Envie de changement, inspiration romanesque, pseudonyme... c'est le début d'une “nouvelle peau” d'auteur ! De sa vie précédente, qui aurait débuté en 1955, elle conserve ses origines modestes, lorraines et italiennes. Quand son père, ouvrier dans les mines, subit la première grande vague de licenciements, la famille décide de se rapprocher de la mer et de ses racines méditerranéennes. La future Alice Quinn a 13 ans quand elle arrive à Cannes ; elle y suivra toute sa scolarité et y rencontrera une amie avec qui elle cheminera, plus tard, sur les terrains de l'écriture.

Pendant ses études en scénographie aux Arts déco de Nice elle travaille en tant qu'ouvreuse dans un cinéma puis, tombée amoureuse du 7e Art, devient décoratrice pour les films de René Allio (une rencontre décisive) tout en écrivant des scénarii de courts métrages pour le producteur Humbert Balsan. Transformé en roman, l'un d'eux sera d'ailleurs son premier ouvrage publié.
Avec le décès de René Allio, puis l'arrivée de ses enfants, commence une période de multi-activités : réalisation d'un long et de plusieurs courts métrages ; fabrication de décors de théâtre ; projets divers pour le cinéma, le théâtre et la radio. De ses activités d'auteur de l'époque, nous ne parlerons pas. Des ateliers d'écriture non plus. Encore moins de sa maison d'édition numérique. Ceci afin de respecter le choix de l'anonymat. Pourtant de nombreux livres portent son nom originel... “Le travail en équipe me manque beaucoup, mais je fais ce que je veux.”

Alice Quinn doit sa (re)naissance à divers échecs auprès des éditeurs et surtout à la nécessité de se “redonner le moral dans une sale période”. Personnage principal de son premier roman Un palace en enfer, Rosie Maldonne incarne une “héroïne des temps modernes” qui – comme son auteur – vit dans le Midi, est désorganisée, a des gosses et des chats, fait toutes sortes de métiers... “Ce personnage est une revanche sur la vie !” Généreuse et grande gueule, débrouillarde et sexy, Rosie transmet courage et joie de vivre à son auteur.

“Ce personnage est une revanche sur la vie !”

Une renaissance qui flirte avec le numérique, par défaut : confrontée aux retours négatifs des éditeurs, Alice Quinn décide en 2012 d'autoéditer son livre au format numérique. Elle se tourne alors vers Amazon – l'outil le plus simple pour la néophyte qu'elle est. Au bout de trois mois de commercialisation en ligne, elle comptabilise déjà 2 000 ventes sur Kindle (25 000 à ce jour). Avec les gains, elle s'offre une graphiste pour refaire la couverture et le livre devient n°1 des ventes numériques pour Amazon France en 2013. Traduit en anglais à ses frais, le voilà publié sur le site anglophone d'Amazon – qui l'invite à la Foire du Livre de Londres et au Salon du Livre de Paris. Dans la foulée Michel Lafon repère le bon score du roman et lui propose un contrat pour une édition papier (sortie en janvier 2015). Elle conserve même ses droits numériques et étrangers. Success story ?

Avec les aventures de Rosie Maldonne, “l'amie avec laquelle elle rit le plus”, Alice Quinn se tourne résolument vers la comédie policière. “Plus ça va, plus j'ai envie de rire et de faire rire”. Ce personnage porte-bonheur a également fait prendre un nouveau tournant à la carrière de la graphiste et à celle de la traductrice impliquées dans sa création. Le second tome sortira sur Kindle début novembre (simultanément en français et en anglais).

Bibliographie :

Un palace en enfer. Au pays de Rosie Maldonne, Michel Lafon, 2015

Queen of the Trailer Park. A Rosie Maldonne Mystery, Amazon Book Crossing, 2015

Banco, Alliage, 2013


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