Le boycott initié à la suite de la reconduction de la société 9e Art+ à la tête du festival d’Angoulême a donné lieu à l’annulation de son édition 2026. Une action menée en premier lieu par les autrices et minorités de genre, comme le revendique Girlxcott, née au cœur de la polémique.
Épuisées par la persistance des violences systémiques qui leur semblaient définitivement installées au sein de cette manifestation littéraire, les membres de cette collective proposent cette année non pas un remplacement de celui-ci mais l’organisation d’un « laboratoire » pour repenser ce qui entoure la création et la diffusion de la BD. Le public a rendez-vous dans de très nombreuses villes en France, en Belgique et même à Barcelone, pour participer dans la joie à ces fêtes « gratuites, inclusives et horizontales ».
Une charte pose les fondations sur lesquelles peuvent s’appuyer les volontaires de chaque commune pour imaginer un rendez-vous éphémère à leur image.
Marie Boisson, qui propose une lecture de son ouvrage La vérité sur l’affaire David B. Cooper samedi 31 janvier à l’atelier Double Serpent, qualifie cette organisation de « fourmilière où chacune trouve un rôle ». L’occasion pour les autrices, libraires, éditrices locales de travailler toutes ensemble et de « se situer enfin les unes et les autres dans Marseille ».