Département des études de la prospective et des statistiques, ministère de la Culture et de la Communication
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La collection “Culture prospective”
Consacrée à l’investigation d’hypothèses, à des mises en relation originales, et à des travaux de prospective sur des champs connus comme sur des terrains plus expérimentaux, la collection “Culture prospective” est ouverte à des travaux réalisés au sein du Département des études de la prospective et des statistiques (DEPS) ainsi qu’à des travaux extérieurs (recherches, thèses, etc.) afin de susciter le débat et les échanges. L’intégralité de la collection est téléchargeable au format PDF.
Parmi les derniers numéros publiés :
Enjeux intellectuels de la diversité culturelle. Éléments de déconstruction théorique, Tristan Mattelart, 8 p., juillet 2009.
Inscrite au fondement de la déclaration universelle de l’Unesco en 2001 puis reprise dans l’agenda européen, la diversité culturelle est une notion apparue dès la fin des années 1960, avec la reconnaissance des cultures indigènes des nations décolonisées. La présente contribution propose un parcours critique chronologique de la notion depuis son apparition dans la littérature académique économique et des sciences de la communication. Elle montre notamment comment, selon le contexte, l’argument de la diversité culturelle peut servir à la défense politique du protectionnisme culturel ou trouver sa force dans les bienfaits du libre-échange culturel.
Pratiques culturelles chez les jeunes et institutions de transmission : un choc de cultures ?, Sylvie Octobre, 8 p., janvier 2009.
Avec la révolution numérique, les usages culturels évoluent, particulièrement dans les générations des digital natives, jeunes familiers des technologies de l’information et de la communication. Pour autant, les nouveaux usages culturels des jeunes (10-24 ans) ne sont pas exclusifs : les pratiques artistiques amateurs, la fréquentation des équipements culturels et la consommation médiatique se maintiennent auprès des jeunes générations, chez qui l’Internet paraît lié à un intérêt plus global pour la culture et l’information. Le genre, l’âge et l’appartenance à une catégorie socioprofessionnelle demeurent des variables significatives. C’est du côté des instances de transmission - la famille, l’école et les institutions culturelles - que les évolutions sont les plus notables et qu’elles interrogent à repenser les modes d’action.
Longue traîne : levier numérique de la diversité culturelle ?, Pierre-Jean Benghozi, Françoise Benhamou, 12 p., octobre 2008.
Le format et les réseaux numériques bousculent l’économie des industries culturelles : du consommateur aux éditeurs et producteurs, voire aux créateurs, et déstabilise le segment de la distribution. Le commerce en ligne de biens culturels physiques et la distribution numérique de biens culturels numérisés (musique et vidéo) changent la donne.
La réduction des coûts de stockage et l’extension de la mise à disposition d’oeuvres, favoriseraient le glissement d’une économie de star system (économie d’aléas concentrant l’attention et les résultats sur des hits ou best-sellers), à une économie de la diversité où la pluralité des goûts s’apparierait à une diversité accrue des offres. Telle est la promesse de l’hypothèse de la long tail (longue traîne) sur laquelle des industries culturelles s’interrogent et de nouveaux entrants fondent leurs modèles. L’une des hypothèses les plus débattues et potentiellement féconde de l’économie numérique.
La collection “Culture chiffres”
Créée en 2007, cette collection présente les repères quantitatifs de la culture. L’intégralité de la collection est téléchargeable au format PDF. Y sont récemment parus :
Les dépenses culturelles des collectivités locales en 2006 : près de 7 milliards d’euros pour la culture, Jean-Cédric Delvainquière, Bruno Dietsch, 32 p., mars 2009.
Les résultats de l’enquête portant sur les dépenses culturelles des collectivités territoriales, dont les données n’avaient pas été actualisées depuis 2002, confirment que les communes, départements et régions ainsi que, désormais, les groupements de communes, sont des acteurs majeurs du financement public de la culture en France. Ce sont ainsi près de 4,4 milliards d’euros que les seules communes de plus de 10 000 habitants ont mobilisés pour la culture en 2006, tandis que leurs groupements à fiscalité propre dotés de la compétence culturelle y ont consacré plus de 840 millions d’euros.
Départements et régions ont engagé respectivement 1,3 milliard et 556 millions d’euros pour la culture cette même année.
Les dépenses de consommation des ménages en biens et services culturels et télécommunications, Chantal Lacroix, 8 p., mars 2009.
Depuis cinquante ans, la structure des dépenses des ménages a considérablement évolué. La culture, les loisirs et les télécommunications font partie des postes dont la part relative, au sein du budget des 27,4 millions de ménages français, a progressé. Les données de la comptabilité nationale pour 2007 ont permis une analyse détaillée de l’évolution des dépenses culturelles.