« Écrire au collège » ou comment favoriser l’écriture et le goût des mots

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Depuis 2019, le Département du Vaucluse organise chaque année des ateliers à destination de plus de 2 000 collégiens.

À un âge où beaucoup d’adolescents délaissent les livres, « Écrire au collège » permet de lutter contre le décrochage de la lecture au sein de l’Éducation nationale. À travers des ateliers de lecture et d’écriture, qui redonnent à la lecture son rôle essentiel dans la réussite scolaire et dans l’intégration sociale et citoyenne, les jeunes rencontrent des acteurs du monde du livre.

Si la démarche a changé de nom depuis 2024, elle perpétue les objectifs de l’action départementale “Tous à la page”, avec un sous-titre évocateur : « Des mots pour dire le monde ». Une trentaine de collèges publics et privés y prennent part chaque année. Les classes inscrites (au nombre de 93 en 2025) bénéficient de 3 à 5 ateliers d’écriture.

Le visuel du dispositif pour l’année scolaire 2025-2026.

©Maguelone Du Fou

Au total, plus de 700 heures d’interventions sont réalisées par l’une des six structures ayant répondu à l’appel à projets. Celui-ci est lancé tous les ans en mai/juin, tandis que les enseignants s’inscrivent de septembre à octobre, pour un début des ateliers possible dès le retour des vacances de la Toussaint. Pour la dernière édition, on y retrouve les associations Grains de livre, Le Goût de lire en pays d’Apt, le Centre dramatique des villages du Haut Vaucluse, des Livres et des mots, le Labo des histoires ou encore la compagnie K.I.T. Chaque binôme association et établissement dispose d’un nombre de séances fixé par le Département.

Les moments en classe peuvent paraître “hors du temps” : des exercices d’écriture sans notation ni “bonnes réponses”. Il s’agit pour les collégiens de s’essayer à l’écriture. “Ce climat et cette relation apparaissent comme un vrai changement pour les élèves par rapport à une séance en classe ordinaire. Les ateliers s’inscrivent souvent dans un projet plus global initié par l’enseignant. C’est donc une continuité du projet, mais une nouveauté pour la mise en forme.”, indique Rémi Bouguereau, enseignant-relais du dispositif dans le Vaucluse.

C’est le Service des collèges qui organise et gère l’opération ; le Service Livre et Lecture (SLL) supervise et finance, quant à lui, la création annuelle d’un carnet d’écriture, remis à chaque écrivain en herbe. Un auteur ou une autrice habitant la région est choisi pour l’illustrer et son visuel est ensuite repris pour la communication du projet. C’est la pertuisienne Maguelone Du Fou qui a réalisé celui de 2025-2026.


Une valorisation des productions

Mettre en lumière les textes de chacun donne une visibilité extérieure à la classe et apporte une reconnaissance des efforts fournis, ce qui encourage le travail collaboratif des jeunes participants. Différents types de restitutions sont imaginées par les enseignants en classe ou dans une des bibliothèques du territoire : lectures à voix haute, expositions… toutes les formes sont bienvenues. Elles sont intégrées sur une carte interactive dans le livre numérique accessible à tous sur internet, notamment grâce au travail du professeur-relais.

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