La poésie jusqu'aux limites du langage à Barjols, dans le Var

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La Zone d’Intérêt Poétique (ZIP)
Au coeur de la Provence Verte, l’association Plaine Page développe à Barjols une Zone d’Intérêt Poétique où, depuis 2005, les poètes contemporains viennent s’exprimer et imprimer, vociférer ou murmurer, lire et performer en public, au travers de divers rendez-vous mensuels, festivals poétiques et autres. Il s’agit, par et pour la poésie contemporaine, de fidéliser le public et les lecteurs du territoire.
Cette inscription de la ZIP dans un territoire étendu permet à Plaine Page de recevoir le soutien de la Ville de Barjols, de la Communauté de communes Provence d’Argens en Verdon, du Conseil général du Var, de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du ministère de la Culture (DRAC Paca) et du Centre national du Livre.

L’Autisme, un autre monde
L’histoire du centre des autistes de Barjols est directement liée à la littérature. Sensibilisé à la question de l’autisme par son fils Julien, l’écrivain Jean Vautrin a fait don de son prix Goncourt en 1989 pour aider au financement de ce qui est devenu le Foyer Oriane de Barjols, lequel accueille et héberge depuis 15 ans des personnes atteintes d’autisme.
En parallèle, un centre de ressources et de diagnostic, animé par l’association Autisme Solidarité, oriente et conseille les familles souvent désarmées face au handicap du mutisme et du repli sur soi.
“Devant cette énigme, nous ne pouvons opposer que notre humanité”, écrit le directeur Philippe Bertrand. “Mais une question reste : qu’est-ce qui peut faire rencontre entre nos deux mondes ?” questionne un psychologue. Au fil des ans, des liens se sont tissés entre l’équipe médico-sociale et celle de la ZIP ; divers projets ont ainsi vu le jour.
Aujourd’hui, Plaine Page propose à un auteur de venir en résidence développer un projet d’écriture entre les murs du Foyer Oriane : une résidence qui concentre son action
dans une zone où se rencontrent monde culturel et univers social, qui traduit la volonté de faire évoluer une certaine façon de voir l’autisme… et une certaine façon de voir la poésie.
Pour la première expérience d’une durée totale de trois mois (fin 2009), le poète Guillaume Fayard (cf. Dazibao 21 ) relèvera le défi de la rencontre et de l’échange.