3 questions à... Banafsheh Farisabadi
Publié le
- Acteurs régionaux
La poétesse et traductrice iranienne, Banafsheh Farisabadi, réside aujourd’hui à Arles. Elle travaille actuellement sur son prochain recueil, écrit en français.
Olivia Borne/Alca Nouvelle-Aquitaine
Banafsheh Farisabadi, poétesse iranienne, actuellement résidente en France, a achevé ses études en musique à l’Université d’Art “Souré” de Téhéran en 2005.
Elle commence à écrire à l’âge de 17 ans et publie ses poèmes et essais dans des journaux et magazines littéraires depuis plus de 20 ans. Ses poèmes ont été inclus dans deux recueils collectifs de poésie intitulés Les Citoyens de Mot, publiés en 2001 et 2002 aux Éditions Arvij, avec un groupe de jeunes poètes iraniens. En 2009, elle publie son propre recueil de poèmes intitulé Quelques minutes après le suicide, en collaboration avec la maison d’édition Boutimar. Toutefois, l’autorisation de publication est annulée quelques mois plus tard par le Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique d’Iran.
Ses poèmes ont été publiés dans plusieurs anthologies et revues littéraires internationales. En 2021, ils figurent dans 100 ans de poésie de Téhéran (Éditions Elmi-Farhangi), en 2017, dans l’Anthology of Persian Poetry (Samuel Jordan Center for Persian Studies and Culture de l’Université de Californie à Irvine) et en 2024 dans La Planète de la Poésie de l’Iran (Éditions Nowrahan).
Ses textes ont été traduits en turc et inclus dans des publications telles que l’anthologie des poétesses iraniennes Dolunayda Kızıl Tef Çalan Kadınlar (Éditions Totem, 2015, Istanbul) et la revue littéraire Yeni E Dergisi en 2024.
Traduites en anglais, certaines de ses œuvres apparaissent également dans l’anthologie de poésie féminine iranienne HAIRAN: Poems of Hair and Freedom by Iranian Women in Times of Repression and Struggle (Éditions Scottland Street Press, 2024).
En 2010, après l’interdiction de son deuxième recueil par le Ministère de la Culture, elle décide de protester contre la censure en refusant de publier ses poèmes en Iran. Malgré cela, elle continue de partager son œuvre à travers des nuits de poésie, des publications indépendantes en ligne et des revues littéraires alternatives. De 2009 à 2012, elle dirige une communauté littéraire à Téhéran où de jeunes poètes, essayistes et critiques échangent leurs œuvres et réflexions. Cette initiative s’achève en 2012.
Depuis 2006, Banafsheh Farisabadi traduit des textes littéraires et poétiques du français vers le persan. Elle publie plusieurs traductions dans des journaux littéraires en Iran avant de collaborer avec les maisons d’édition “Cheshmeh” et “Qoqnoos”.
Depuis son arrivée en France, en collaboration avec différents organismes culturels, notamment ALCA (Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine), elle publie des textes et participe à des interviews.
2024 : Résidence de traduction au Chalet Mauriac, avec rémunération pour les interventions publiques (lectures, rencontres, etc.).
2023 : Bourse de traduction de l'Association Le Four à Pain, et résidences à la Fondation Camargo (Cassis), au Chalet Mauriac (Saint-Symphorien), à la Maison Julien Gracq (Saint-Florent-le-Vieil) et au CITL (Arles).
2022 : Résidence et bourse de traduction au CITL (Arles).
2024 : Résidence et bourse de poésie à la Factorie - Maison de la Poésie (Normandie).
2017 : Résidence d'artiste à la Cité Internationale des Arts (Paris).