Quelques mois plus tard, la librairie ouvre sur 54 m2. Une superficie restreinte, mais qui accueille tout de même 5 400 références généralistes avec une large part offerte, pour l’instant, à la littérature française comme étrangère, à la BD ou bien encore à la jeunesse : « Les ouvrages attirent de nombreuses familles, des jeunes couples avec enfant, des gens de passage. Le coin jeunesse plaît beaucoup, ce qui est une belle surprise car il n’est pas très grand ; la vitrine attire aussi, le lieu est très lumineux ». Tellement lumineux que dès le mois de février, le libraire doit protéger ses livres en vitrine avec une couverture de survie : « La température est montée à 40°C cette semaine, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour que toutes les couvertures ne plient pas. Mais ce n’est que quelques heures dans la journée ».
Au-delà des publications incontournables, Silvio Abbaz a décidé de donner le plus possible sa place à l’édition indépendante : « C’est un choix fort et pour le moment la clientèle est contente et s’y retrouve. À l’heure actuelle, Hachette n’est que mon troisième fournisseur. L’avantage d’avoir ce petit espace et un flux de clients raisonné, c’est que cela laisse le temps d’apporter un conseil vraiment personnalisé à chacun ».
En plus de cette spécificité, un rayon fait la part belle à l’histoire de la ville, au patrimoine et présente quelques titres de maisons d’édition et/ou d’auteurs régionaux.