Né à Toulon en 1958, Christian Astolfi est installé aujourd’hui à Marseille. L’auteur a arrêté son parcours scolaire en seconde. Rétif, il fait la connaissance cependant d’une professeure de français influencée par la méthode Freinet, qui libère quelque chose en lui.
Adolescent, on lit peu chez lui. Il découvre Jules Verne. « J’avais soif d’aventure. Je lisais des histoires de pirates dans les Caraïbes ». Puis Julien Gracq. « Des écrivains qui emportent dans des mondes différents ».
Entré en apprentissage à 16 ans, il est ouvrier, puis ergonome. Une évolution du « col bleu au col blanc » qu’il vit difficilement. Parti de chez ses parents, devenu autonome et gagnant sa vie, il pratique la lecture de plus en plus, d’abord avec des classiques comme Camus - L’étranger, Maupassant, Flaubert, Balzac, puis Dostoïevski et des auteurs du XXe siècle.
C’est grâce à une conversation fortuite dans le train, « vers 35 ans » que s’ouvre la voie de l’écriture. En voyage professionnel, Christian Astolfi est assis à côté d’une dame qui corrige un manuscrit. La discussion s’engage. Enseignante à la Sorbonne à Paris, lectrice pour des maisons d’édition, elle incite Christian Astolfi à lui envoyer des textes. Ceux-ci ne seront jamais édités. Mais cette rencontre marquera un tournant.
Il fera de nouvelles découvertes, plus philosophiques et singulières tel Gilbert Simondon, qui viendront le nourrir et petit à petit l’amèneront vers la rédaction d’un premier roman.
« Sans prédisposition au départ, le chemin s’est fait en marchant. Je ne crois pas à l’inspiration. Au-delà du statut d’auteur, c’est l’acte d’écrire qui permet de se vivre comme écrivain ».