Mots Ouverts
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Les structures exclusivement dédiées aux publications numériques se développent dans la région Paca. Elles sont aujourd’hui au nombre de sept, dans les domaines de la jeunesse, du manga, du documentaire et de l’érotisme, ou avec une offre généraliste.
Installées à Fontvieille depuis le début de leur activité en janvier 2013, les éditions Mots Ouverts font partie de cette catégorie. À l’origine se trouvent deux passionnés de textes et d’informatique : Michèle Lajoux, auteur de quatre livres dont Le Guetteur du Midi ou Le Crime de la Renarde au Cherche Midi, et Philippe Obré, développeur de sites internet, webmaster et ancien chef monteur pour de nombreuses chaînes de télévision.
Chroniqueuse à ses heures, Michèle Lajoux rédige en 2012 pour le magazine Pause santé un article consacré au livre numérique et aux liseuses. Convaincue de l’importance croissante de ce support, elle se rapproche de Philippe Obré pour construire un projet éditorial. Forte de ses réseaux de lecteurs, elle publie sous son nom le premier texte de la maison, bientôt présent sur l’ensemble des réseaux sociaux. Les premiers titres paraissent rapidement. Les contrats sont signés à compte d’éditeur et les auteurs rémunérés 20 % du PPHT de l’ouvrage.
Conscients que la lecture sur support numérique correspond à des temps de lecture contraints, les éditeurs s’attachent en premier lieu à une offre axée sur des formats courts et reviennent à l’esprit du feuilleton. Pour 1 euro, les lecteurs peuvent accéder à de courtes nouvelles ou à certains chapitres.
La maison compte à ce jour 17 titres en ligne, répartis en cinq collections – romans, nouvelles, psychologie, fantastique, érotisme –, dont deux proposent des gratuits. Excepté ces produits d’appel qui permettent de faire découvrir les collections, les livres sont vendus de 1 à 10 € (via le site éditeur, la page Facebook ou les grandes librairies en ligne), disponibles en tous formats, pour toutes tablettes, smartphone, ordinateurs ou liseuses. La structure utilise le watermarking (encre numérique) pour limiter les risques de piratage.
Cependant les ventes restent faibles. Selon les éditeurs, les internautes recherchant avant tout la gratuité et, le temps de lecture diminuant, il faut maintenant développer des romans plus courts, plus dynamiques et plus fluides, afin de consolider l’activité naissante de la structure éditoriale.