Nelson District
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Assistante de conservation du patrimoine à la médiathèque de La Seyne-sur-Mer, spécialiste des réseaux informatiques, du codage et du “community management”, Dominique-Amandine Bidon s’est d’abord dirigée vers l’enseignement avant de rejoindre sa première passion, le livre.
C’est en suivant les évolutions numériques de l’édition que le projet Nelson District s’est concrétisé : “À 20 ans j’avais déjà mené de nombreuses démarches pour créer une maison d’édition, mais il y avait beaucoup de paperasse, d’intermédiaires. Et puis sans trésorerie, il est impossible d’imprimer un livre. Sans parler du stockage ! Le numérique a tout changé.” Elle profite de l’autorisation de cumul d’emplois pendant trois ans accordée aux auto entreprises pour consolider (ou pas) son projet.
Nelson District est une structure Pure-Player dont les livres – numériques – sont principalement commercialisés au format ePub. Diffusés sans DRM, les titres ont parfois pu se retrouver sur les Torrent (lieux d’échange de fichiers de particuliers à particuliers) ; ainsi l’éditrice a-t-elle recouru au tatouage numérique pour la plupart des ouvrages. Immatériel.com diffuse le catalogue auprès de toutes les plateformes de vente en ligne, moyennant 30 % du prix public hors taxe (PPHT) des ouvrages, tous vendus à 4,99 euros hors opération promotionnelle. L’éditrice se définit comme une “femme-orchestre” tour à tour correctrice, maquettiste, codeuse, web & community manager.
Les auteurs provençaux alimentent quatre collections – terroir, romance, polar et fantastique –, chacune comptant un titre à ce jour. Contrats, glaçons et coup de foudre, de l’auteur Esther Jules porte pour l’instant l’ensemble : “C’est un livre dans la veine des Harlequin. Je ne le croyais pas mais c’est effectivement la romance qui marche le mieux avec des ventes 400 fois plus importantes que pour les autres titres. Mais le plus intéressant c’est l’impact des commentaires de lecteurs : le livre se vendait très bien sur Amazon, les commentaires étaient positifs. Puis trois lecteurs ont posté un commentaire négatif et de ce jour plus une seule vente. Avec un commentaire positif sur le site de la Fnac, les ventes ont ensuite explosé sur Kobo ! La commercialisation d’un livre numérique tient à très peu de chose”…
Pour permettre à ses auteurs d’être présents sur des salons et dans quelques librairies de proximité, l’éditrice utilise l’impression à la demande, par 100 exemplaires.