Si la dimension collaborative transparaît largement dans ce qu’elle fait, Pauline Jaballah revendique aussi un besoin croissant de revenir à une pratique plus introspective. Le dessin au crayon, notamment, constitue pour elle un espace de respiration, loin des contraintes techniques et économiques liées au numérique.
Son premier album pour enfants, Le Plus grand crayon du monde, est paru aux éditions Un Autre Reg’art en 2024. Aujourd’hui, ses travaux personnels restent en construction. Parmi eux, Personal Vendetta, un roman graphique explore une matière autobiographique et des questionnements intimes, entre mémoire, violence et représentation. La jeune femme y interroge la frontière entre récit de soi et récit de l’autre.
D’autres idées existent, notamment en littérature jeunesse, mais peinent encore à être finalisées. Comme beaucoup de professionnels engagés dans des pratiques sociales, l’autrice doit composer avec une réalité financière inconfortable : ses activités d’atelier constituent aujourd’hui son principal revenu, au détriment du temps consacré à ses propres œuvres.