5 années d’Histoires sous le coude du Rhône

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Après la période Covid, la Ville et la médiathèque d’Arles ont créé une résidence d’écriture. Depuis, un ou deux écrivains, financés au départ par un Contrat Territoire Lecture, s’installent chaque année pendant deux semaines en immersion dans la commune. Logés au début au sein du Collège de la Traduction Littéraire (CITL) de l’association ATLAS, où ils se mêlaient aux traducteurs étrangers présents, ils sont hébergés depuis 2023 dans une maison d’hôtes du quartier de la Roquette à Mia Casa.

Pendant ce temps de résidence, l’invité déambule et s’imprègne de la vie locale. Il s’empare d’une conversation, d’une rencontre, d’un lieu, d’un bord du fleuve, d’une balade en Camargue… Marie Huot, bibliothécaire et instigatrice de la résidence les accompagne, et selon leurs envies, les met en relation avec des spécialistes ou figures locales de leur choix (ornithologue, chanteur, raseteur, artiste…).

En parallèle, l’auteur rencontre les lycéens arlésiens, les lecteurs de la médiathèque ou encore les détenus de la Maison Centrale d’Arles, selon les années et les disponibilités de chacun, afin d’y présenter son parcours et les spécificités de son travail.

Au bout de ce temps privilégié, un court texte d’une dizaine de pages est rédigé : récit, nouvelle, conte, poèmes… Cet écrit, retravaillé avec l’établissement de lecture publique, est ensuite publié dans une jolie collection de livres au petit format (15/11cm) et à la facture soignée…

 
Des Histoires sous le coude du Rhône, une collection dédiée qui s’enrichit avec le temps

Au printemps 2026, on recensait 9 auteurs qui sont venus partager cette expérience. On a ainsi pu redécouvrir le territoire à travers les yeux de : Carole Martinez et son Taureau dans la poitrine (2021) ; Velibor Čolić avec Lluna, guitarra i cince àngels catalans (2021) ; Laurence Vilaine avec Ça prend des gens (2022) ; Paola Pigani et son Sel sous ma langue (2022) ; suivi par Antoine Choplin et son Butor étoilé (2023) ; Marc Graciano avec Le Martyr (2023), Sylvie Germain pour Danser la ville (2024) et Emmanuelle Salasc Derrière la factrice (2025). En avril 2026, c’est Valérie Rouzeau, poète auteure de chanson qui a été choisie.

Le manuscrit est rendu en septembre et en décembre, après un travail sur le texte parfois, les graphistes du collectif “Droit de Regard !” composent la maquette.

C’est lors de l’ouverture de la manifestation littéraire “Arles se livre”, en février de l’année suivante, que le petit livre est présenté puis mis en vente (au prix de 4 euros), l’auteur étant lui-même invité d’honneur. Tiré à 300 exemplaires, ce petit livre, vendu dans les librairies et au coin boutique de la médiathèque, atteste, si besoin est, de la richesse culturelle arlésienne.
En février 2026, les textes édités depuis 2021 ont été présentés au public par le collectif “Les Dînamots” (Isabelle Cousteil, Catherine Krajewski et Aïssa Mallouk à la lecture, accompagnées par Gilles Erhart au piano).

Les couvertures sont colorées et illustrées avec une enluminure issue de la bible de Montmajour au 13e siècle. Une jolie collection qui attend son 9e opus début 2027, attestant de la résidence de Valérie Rouzeau.

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