Elle a ainsi travaillé à la narration et la mise en image d’une histoire-voyage, dans laquelle on retrouve une trajectoire et un jeu avec les mouvements et les directions. L’artiste est parvenue à une version aboutie du texte : une écriture en vers rimés qui apportent du rythme, de la musicalité et des surprises. Le « chemin de fer » est prêt, et pour les images finales, réalisées au pastel gras, l’étude est encore en cours. « J’élabore d’abord le récit, mais les images sont pensées en parallèle au fur et à mesure… En me posant toujours la question : est-ce que j’ai envie de dessiner ça ? », explique Pauline Barzilaï. Elle a pu montrer lors de sa sortie de résidence les visuels et esquisses faisant état de ses recherches.
On y distingue des éléments-signatures de son univers graphique : des paysages, des animaux, une grotte… et un goût certain pour l’étrange, l’absurde, et les créatures bizarroïdes. Elle cite notamment comme influences Alice au pays des merveilles, mais également le beau-livre Loubok, imagerie populaire russe des éditions locales Mexico dans lequel se côtoient animaux et chimères.