Dans les coulisses du premier Salon du livre métropolitain
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Véronique Vassiliou, cheffe de projet Livre et Lecture au sein de la Métropole Aix-Marseille-Provence, nous en dit plus sur ce grand rendez-vous littéraire, qui se tiendra du 25 au 27 octobre 2024 à La Citadelle de Marseille.
Véronique Vassiliou s’est prêtée au jeu des questions-réponses.
Ce projet a été soumis par la direction du développement culturel de la Métropole Aix-Marseille-Provence, il y a deux ans. Nous étions partis d’un constat : la mise en valeur de la richesse littéraire du territoire, si elle était portée par d’autres institutions (Département des Bouches-du-Rhône et Région Sud pour des aides à l’édition), n’était jamais mise en avant alors qu’elle occupe la seconde place en France et qu’elle n’a cessé de monter en puissance ces quatre dernières années. Auteurs, illustrateurs, éditeurs et libraires ont choisi notre territoire pour sa qualité de vie et pour son bouillonnement créatif.
La Métropole a jugé opportun de témoigner son soutien à l’économie du livre en créant ce salon, à Marseille, dans un lieu emblématique – La Citadelle dominant la ville – afin d’offrir au public un événement d’une envergure jamais vue ici, entièrement gratuit. Dès le début, tous les acteurs majeurs du territoire dans ce domaine ont été contactés (l’Agence régionale du Livre Provence-Alpes-côte-d’Azur, Alphabetville, BD Aix, Fotokino, Éditeurs du Sud, Fotokino, Jedisud, Libraires du Sud, Des livres comme des idées, etc.).
Cette manifestation se devait d’avoir une identité nationale et internationale. Nous sommes tournés vers la Méditerranée donc chaque année, un pays du pourtour méditerranéen sera au centre du programme. L’Espagne, trop souvent oubliée du monde littéraire français, a donc été choisie pour 2024. Et chaque invité (éditeurs, partenaires, musiciens, vidéastes, etc.) a contribué à lui donner cette coloration dominante.
Ce n’est pas exactement cela. Les maisons d’édition ont été mises à l’honneur pour les raisons évoquées plus haut. Il s’agit d’un salon du livre sous toutes ses formes, pour tous les publics et qui sera festif. La jeunesse occupe une belle place, avec un village des contes, une projection en vidéo mapping d’illustrations, des lectures dansées, des ateliers et des signatures, etc. La BD sera très présente avec notamment une table ronde animée par Viviane Alary autour de « La bande dessinée, un témoignage historique et sociologique sur l’Espagne » avec Antonio Altarriba Ordóñez et Ana Penyas. Près de 40 lectures, rencontres avec des romanciers, essayistes, poètes, traducteurs… français et espagnols auront lieu durant les 3 jours d’ouverture. Des thématiques telles que l’environnement, la movida espagnole, l’intelligence artificielle et la création, Don Quichotte et bien d’autres seront abordées. Une grande librairie (jeunesse, adultes, internationale) accueillera les auteurs des rencontres en dédicaces. Des films espagnols seront projetés en présence de leur réalisateur, cinéaste et scénariste. Un concert-projection clôturera la journée d’inauguration. Une fanfare animera la fin de journée du samedi et un bal sévillan ponctué de flamenco, celle du dimanche. Un salon d’éditeurs ? Plutôt une grande fête du livre, non ?
Nous avons l’immense chance, grâce à Serge Darpeix des rencontres du 9e
art d’Aix-en-Provence, qui a parfaitement saisi et mesuré l’envergure de notre programmation, d’accueillir une exposition en plein air de Corto Maltese ainsi que Juan Díaz Canales et Rubén Pellejero. Depuis 2015, ces derniers imaginent pour Corto de nouvelles épopées dans le même style d’univers que celui créé par Hugo Pratt, avec une sortie en avant-première de Ligne de Vie, le dernier album de Corto Maltese ! Petit parcours conseillé : on va voir l’exposition, on passe à la librairie, on achète Ligne de vie, on assiste à la rencontre (hémicycle du Pharo) et on fait dédicacer son album à la sortie. Pour ma part, c’est une idée de cadeau de Noël en perspective…