Le nombre de ressources consultables sur Marius est voué à augmenter, car la liste d’attente est loin d’être rattrapée. Pour la bibliothèque par exemple, les pièces dévoilées ne représentent que 10 % de ce qui a déjà été numérisé. L’intégration au site nécessite en effet une tâche exigeante sur les documents et leur notice bibliographique : vérification des métadonnées, reprise du catalogage, enrichissement des données. C’est généralement un véritable travail d’enquête, qui complète des informations souvent lacunaires, et garantit une meilleure connaissance des documents patrimoniaux… Sans parler de l’effort colossal que représente l’éditorialisation, qu’il s’agisse de la conception d’expositions virtuelles ou de la rédaction d’articles.
Les priorités de mise en ligne concernent l’iconographie (photographies, dessins, estampes, cartes maritimes…), puis les imprimés anciens (manuscrits, incunables) souvent fragiles et peu consultables. Ainsi, une nouvelle visibilité est donnée à des ouvrages dont l’état ne permet pas la consultation en salle.
Une telle entreprise facilite aussi le travail en interne pour l’avenir : une connaissance accrue des collections constitue un véritable atout pour leur valorisation et la médiation qui en découle.
Marius a donc de beaux jours devant lui, et une grande réserve de pépites à partager avec tous les intéressés !