Mes livres et la planète ? Telle est la question

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La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse publie un petit guide sous le titre Mes livres mettent-ils la planète en danger ?, afin de sensibiliser les autrices et auteurs à la transition écologique.

Un livre vendu (1,8 kg de CO2) = 10 km en voiture

Ce livret de 40 pages se construit telle une boîte à questions pour outiller les auteurs face aux problématiques des enjeux écologiques dans le secteur du livre. Il s’articule plus précisément autour de « 12 questions pour agir » :

  1. L’Amazonie dépérit-elle à cause de mon dernier roman ?
  2. La fabrication de mon livre pollue-t-elle ?
  3. Mon livre serait-il moins beau avec du papier recyclé ?
  4. Après sa mort, mon livre va-t-il au paradis ?
  5. Mon dernier pop-up à puces sonores avec finitions spéciales met-il la planète en danger ?
  6. Le made in China, c’est obligatoire ?
  7. Les livres numériques sont-ils plus écolos ?
  8. L’autoédition est-elle la solution ?
  9. Toutes les maisons d’édition sont-elles écolo compatibles ?
  10. Dois-je accepter l’invitation d’un salon à l’autre bout de la planète ?
  11. Combien de livres dois-je publier par an pour ne pas participer à la surproduction ?

S’y trouve une mine d’informations pédagogiques, ludiques et non dénuées d’humour. On y apprend, entre autres, comment est née la pâte à papier, pourquoi les livres en fin de vie sont pilonnés, ou encore pourquoi la liseuse émet cent fois plus de CO2 qu’un livre papier. Par de nombreux exemples concrets, le lecteur aborde, sous l’angle de l’écologie, la réalité du transport des livres, les différences entre un papier recyclé ou pas, la question du stockage et de l’auto-édition ou encore le coût des déplacements sur les salons.

À la douzième question, le guide ne donne pas de réponse, mais invite à l’information et au rassemblement des auteurs et illustrateurs pour nourrir une réflexion commune autour de l’écosystème du livre. L’objectif est bien de leurs faire comprendre comment ils ont un rôle à jouer dans la fabrication.
Le guide se conclut par : « L’essentiel, c’est au moins de se poser la question » et un utile petit lexique.