3 questions à... Amélie Ferrigno

Publié le

L’Agence vous propose de découvrir régulièrement des hommes et des femmes, écrivains, illustrateurs, traducteurs… qui vivent et travaillent en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Amélie Ferrigno, autrice de romans et d’essais résidant à Aix-en-Provence, a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses.

Crédits photo : Dario Caruso.

Amélie Ferrigno est historienne de l’art, spécialiste de la Renaissance italienne, écrivaine et conférencière. Experte de la période romaine du peintre Raphaël Sanzio, on la sollicite en France et en Italie dans la réalisation de films documentaires. Elle a, en outre, également travaillé sur l’édition italienne du XVIe siècle, et sa circulation en France. Aujourd’hui, la jeune femme exerce dans une bibliothèque patrimoniale privée. « La Renaissance » est au fondement de ses travaux d’écriture et de ses projets artistiques. Elle explore à travers elle les différents thèmes d’une conquête de l’Homme par lui-même.

Je m’occupe en ce moment de la promotion de mon premier roman Le Secret de la Fornarina, paru dans la collection « Le roman d’un chef d’œuvre » en avril 2025 aux Ateliers Henry Dougier. Mon éditeur et moi-même le présentons auprès de diverses institutions, associations et librairies.
Je travaille également sur un autre projet d’écriture, à quatre mains… toujours sur Raphaël, mais il est encore trop tôt pour en parler.

Ces lieux ont toujours été synonyme d’évasion pour moi. Petite, elles m’impressionnaient, je croyais pénétrer des labyrinthes de publications où j’avais envie de me perdre et où j’oubliais le temps. Que ce soit en France ou à l’étranger, j’y vais souvent pour retrouver un moment de calme, flâner entre les rayons, et laisser le hasard faire son œuvre… J’apprécie beaucoup la librairie Spazio Sette située à Rome dans cet ancien Palazzo Renaissance et la Librairie française Stendhal, à Rome également, où j’ai eu la chance de présenter mon roman dernièrement. Même chose pour les tous petits recoins de la librairie Shakespeare and Compagny à Paris. Bien sûr, ma librairie de cœur est la Librairie Goulard d’Aix-en-Provence. C’est celle de mon enfance. J’y ai également découvert la collection « Le roman d’un chef d’œuvre » et c’est d’ailleurs là où s’est fait le lancement du Secret de la Fornarina à sa sortie. C’est un lieu chargé de beaucoup de souvenirs.

Je ne saurais en choisir un en particulier. Nous fréquentions beaucoup la bibliothèque avec ma grand-mère et mon arrière-grand-mère maternelles et je me rappelle des après-midis de canicule passés à lire… Mes souvenirs sont surtout liés à des ouvrages parlant de forêts… L’appel de la forêt (Jack London), Le petit poucet (Charles Perrault), Les contes des frères Grimm, etc. J’ai aussi beaucoup lu Giono et Pagnol comme la plupart des écoliers provençaux je suppose… Depuis L’homme qui plantait des arbres jusqu’aux images magnifiques de la Provence dans Le noyau d’abricot ou encore Le serpent d’étoiles, découverts plus tard et qui sont comme un prolongement de mes lectures d’enfance.
Je crois que dans mon imaginaire de petite fille, les feuilles des arbres et des livres ont commencé à se confondre dans les forêts de bibliothèques et de librairies. Ce n’est pas un livre qui m’a marquée spécialement mais plutôt l’ensemble des livres découverts dans ces lieux qui leurs sont consacrés. C’est peut-être aussi pour ces mêmes raisons que j’ai voulu garder contact avec eux, soit par les études, la recherche, ou par l’écriture. Et puis, je suis devenue bibliothécaire !

À lire aussi