À l’adolescence, la lecture comme plaisir et comme loisir diminue régulièrement (tous genres confondus), alors même que le niveau global d’instruction a progressé. Pourtant, les propositions des auteurs et des éditeurs n’ont jamais été aussi nombreuses et variées, et les bibliothèques ou établissements scolaires œuvrent également pour transmettre le goût de la lecture. Comment rallier alors les lecteurs et leur redonner l’envie ?
Ont été explorés :
- la mise en place d’opérations médiatiques (séries TV, concours) ciblant les jeunes et rendant la lecture plus attractive ;
- la sensibilisation des parents (outils, rituels à instaurer au quotidien) ;
- la ré-intégration dans la formation initiale et continue des enseignants de la notion de lecture plaisir et de diversité littéraire ;
- l’aménagement du temps scolaire pour favoriser ces moments de lecture plaisir (notamment le Quart d’heure lecture).
Enfin, au niveau des politiques publiques et de la coopération territoriale, la coordination entre acteurs locaux, associations, écoles et bibliothèques est soulignée comme cruciale pour l’existence de projets durables. Toutes ces idées nécessitent des ressources financières supplémentaires pour concurrencer efficacement les écrans.
Les recommandations prévoient une approche inclusive pour toute la population, ainsi qu’une implication plus significative des entreprises du secteur privé. À noter que la recherche en neurosciences et sociologie - afin d’orienter les actes au cœur des changements de pratiques - semble essentielle pour avancer sur cette question de la lecture dans les années à venir.